Revue de presse des Balkans

À la Une: dans les Balkans, la Chine investit et pollue (beaucoup)

Une vue du mont Avala qui domine Belgrade en Serbie, lors d'un épisode de pollution massive de l'air aux fines particules. (Photo d'illustration)
Une vue du mont Avala qui domine Belgrade en Serbie, lors d'un épisode de pollution massive de l'air aux fines particules. (Photo d'illustration) Getty Images - Djordje Boskovic

Une revue de presse présentée en partenariat avec Le Courrier des Balkans.

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En une décennie, ce sont des milliards d'euros qui sont arrivés de Chine dans les Balkans pour financer des infrastructures de transport ou des projets énergétiques. Des investissements qui ne tiennent jamais compte de l'environnement ni de la santé des populations locales. Avec la complicité des gouvernements locaux, attirés par de l'argent frais, prêté sans beaucoup de conditions par Pékin... Un bilan de cet impact écologique  Dans les Balkans, la Chine investit et pollue (beaucoup).

En Grèce, l'entreprise Cosco a obtenu, en 2016, la gestion du port du Pirée jusqu'en 2052. Depuis, le groupe chinois ne cesse d'étendre ses activités en construisant de nouveaux terminaux, mais la colère gronde devant les très dures conditions de travail imposées aux ouvriers et contre les atteintes répétées contre l'environnement. Un reportage et notre dossier sur la Chine à la conquête des Balkans.

En Serbie, la situation des médias et des journalistes ne cesse de se dégrader, comme l’ont encore montré les attaques du régime contre le site d’investigation KRIK. Six associations de journalistes ont claqué la porte du Groupe de travail pour la protection des journalistes, créé par le gouvernement en décembre dernier. Notre dossier sur la dérive autoritaire du régime d’Aleksandar VučićAu Monténégro, c’est l’agression commise contre un journaliste de la télévision Vijesti qui suscite l’indignation.

La Grèce célèbre les 200 ans de sa révolution

Emmanuel Macron était l'invité de la télévision grecque ERT, à la veille du bicentenaire de l'insurrection de 1821. L'occasion de sortir les poncifs du nationalisme grec, de flatter le très autoritaire Kyriákos Mitsotákis, grand acheteur d'avions Rafale, et de pointer le « danger » qui menacerait l'Europe : les réfugiés...

Pour comprendre ce moment fondateur de la Grèce moderne, l’historienne Christina Koulouri explique comment le soulèvement du 25 mars est au fondement de l'identité nationale moderne. Il ne faut pourtant pas oublier que l’insurrection anti-ottomane fut aussi menée par beaucoup de gens qui ne parlaient pas le grec, comme les Aroumains, dont le rôle est souvent effacé dans les histoires « officielles ». Enfin, qui sont donc les philhellènes ? Que sont-ils allés chercher en Grèce ? Pourquoi sont-ils repartis déçus ? Comment ont-ils contribué à développer une « image noire » des Balkans ?

Les Balkans toujours durement touchés par la Covid-19

La situation sanitaire ne cesse de se dégrader dans les Balkans, où les taux de contaminations et le nombre de décès battent chaque jour tous les records enregistrés depuis la début de l’épidémie, tandis que la vaccination tarde partout, sauf en Serbie. Le point sur la situation jour par jour, et la situation des migrants et des réfugiés sur la route des Balkans, eux aussi fortement touchés par l’épidémie.

En Bulgarie, il est pourtant possible, en théorie, de se faire vacciner sans conditions et sans inscription préalable. L’expérience du correspondant du Courrier des Balkans, jeune quinquagénaire qui ne rentre dans aucun groupe à risques, qui s’est fait vacciner dans sa ville natale de Plovdiv… Récit.

En Serbie, c’est la situation sanitaire dans les écoles qui indigne. Certaines n’ont même pas d’accès à l’eau courante, les toilettes sont dans un état immonde et les parents doivent mettre la main à la poche pour fournir du savon. Une situation inacceptable en temps d’épidémie.

Les conséquences de l’épidémie sont aussi économiques. En Croatie, l'État avait concédé un moratoire au printemps 2020, suspendant pour six mois les procédures de recouvrement de dettes en raison de la crise provoquée par la Covid-19. Cette mesure n'a pas été prolongée et ce ne sont pas moins de 410 000 saisies ou expulsions qui menacent les ménages croates.

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