En Suède, de plus en plus de doses d'AstraZeneca finissent à la poubelle

Des seringues et des doses d'AstraZeneca dans un centre de vaccination de Saint-Jean-de-Luz (France), le 19 mars 2021.
Des seringues et des doses d'AstraZeneca dans un centre de vaccination de Saint-Jean-de-Luz (France), le 19 mars 2021. AP - Bob Edme

La méfiance envers le vaccin AstraZeneca est générale, et encore plus répandue en Scandinavie, où la pharmacovigilance est très développée. Le Danemark a été le premier pays au monde à ne plus l’utiliser. La Norvège l’a suspendu. Quand à la Suède, elle le recommande toujours pour les plus de 65 ans, mais elle se heurte aux refus de plus en plus nombreux des candidats au vaccin.

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Avec notre correspondant à Stockholm, Frédéric Faux

Des patients qui ne se présentent pas au rendez-vous, d’autres qui demandent à se faire vacciner par un autre vaccin que l’AstraZeneca, et qui finissent par rentrer chez eux. Ces scènes se répètent de plus en plus fréquemment dans les centres de vaccination suédois. Dans la région du Dalarna, certains doivent jeter 10 à 15 doses chaque jour. Dans tout le pays, ce serait ainsi plusieurs centaines de doses qui finiraient chaque jour à la poubelle.

Cette méfiance a aussi été encouragée par les consignes successives et parfois contradictoires des autorités. Le vaccin AstraZeneca a d’abord été destiné aux moins de 65 ans, car les données manquaient sur son efficacité sur les plus âgés. Début mars, il pouvait être administré à toute la population, mais deux semaines plus tard, suite à la suspicion d’effets secondaires graves chez les plus jeunes, il était suspendu… avant d’être réautorisé pour les plus de 65 ans, cette fois.

Ces effets indésirables très rares n’ont pourtant été constatés en Suède que sur trois personnes, trois femmes, dont une est décédée.

► Revoir notre frise graphique : AstraZeneca, chronologie d'une défiance

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