Géorgie: l’UE négocie un accord et veut croire à une sortie de la crise électorale

Le président du Conseil européen, Charles Michel, et la présidente géorgienne, Salomé Zourabichvili, à Tbilissi, le 20 avril.
Le président du Conseil européen, Charles Michel, et la présidente géorgienne, Salomé Zourabichvili, à Tbilissi, le 20 avril. © via REUTERS

Le président du Conseil européen Charles Michel était en Géorgie mardi 20 avril. La veille, son équipe avait obtenu que le parti au pouvoir et l’opposition signent un accord permettant potentiellement une sortie de crise. L’opposition refuse depuis les élections parlementaires du 31 octobre dernier de siéger au Parlement, estimant que le pouvoir avait falsifié les résultats.

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Avec notre correspondant à Tbilissi, Régis Genté

L’accord négocié par Charles Michel fait qu’une partie au moins de ces opposants acceptent d’entrer au Parlement, les autres promettant de les suivre lorsque le chef du principal parti d’opposition, Nika Melia, sera libéré de prison, où il est depuis fin février. En effet, les forces politiques de l’ex-république soviétique du Caucase étaient bloquées dans un face-à-face depuis deux mois.

►À écouter aussi: En Géorgie, le retour de la crise politique

Le président du Conseil européen a à cœur de ne pas laisser la Géorgie s’enfoncer dans la crise, elle qui est à peu près le seul pays de l’ex-URSS à connaître une vraie dynamique démocratique depuis une quinzaine d’années.

Un accord superficiel ?

Il est donc revenu à Tbilissi ce mardi 20 avril pour tenter de faire confirmer l’accord obtenu lundi soir, aux termes duquel une partie des députés d’opposition ont accepté de siéger au parlement, chose qu’ils refusaient jusqu’à présent du fait des fraudes qui ont permis au parti au pouvoir, le « Rêve géorgien », de remporter 90 des 150 sièges aux législatives le 31 octobre dernier.

Si l’on se réjouit à Tbilissi de voir l’UE se mobiliser à un tel niveau pour aider la Géorgie, beaucoup regrettent cependant un accord superficiel. Aucune des raisons qui ont amené la crise actuelle ne trouvent de solution dans cet accord, qu’il s’agisse des problèmes de code électoral, de persécution politique, ou encore de l’indépendance de la justice.

L’inquiétude demeure donc quasi intacte en Géorgie, chacun s’attendant à de nouvelles crises dans les mois à venir.

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