Élections en Espagne: à Madrid la campagne des régionales s'envenime

Des menaces de mort et quatre balles reçues dans une lettre adressée à Pablo Iglesias, le chef du parti de gauche Podemos, au ministère espagnol de l'Intérieur à Madrid, le 23 avril 2021.
Des menaces de mort et quatre balles reçues dans une lettre adressée à Pablo Iglesias, le chef du parti de gauche Podemos, au ministère espagnol de l'Intérieur à Madrid, le 23 avril 2021. AP

La campagne des prochaines élections régionales à Madrid, prévues le 4 mai, est devenue sulfureuse et toxique. Après un incident sur fond de menaces de mort, la droite ultra et la gauche radicale refusent de débattre plus avant. L’atmosphère est jugée lamentable et dangeureuse par le gouvernement central.

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Avec notre correspondant à Madrid, François Musseau

Trois personnalités importantes ont reçu des menaces de mort, à travers des lettres postales dans laquelle se trouvaient des balles de revolver. Il s’agit du ministre de l’Intérieur Fernando Grande Marlaska, de la directrice de la Garde civile Maria Gamez et du chef de file du parti de gauche Podemos, candidat aux législatives régionales du 4 mai à Madrid.

Or, la candidate du parti d’extrême droite Vox, Rocio Monasterio, a mis en cause la véracité de ces menaces de mort. Conséquence : Pablo Iglesias refuse désormais de participer à un quelconque débat avec Vox. Si bien que deux débats importants devant avoir lieu la semaine prochaine ont été annulés.

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Atmosphère polarisée

Plus généralement, l’atmosphère est devenue très polarisée et hostile, comme le reflètent aussi les sondages. Les ponts sont coupés entre les candidats de l’extrême droite et ceux de gauche, socialistes compris. Du jamais vu.

Pour l’heure, la numéro 2 du gouvernement national a pris très au sérieux les menaces de mort et assuré que « tout sera fait pour connaître l’identité des responsables de cet acte anti-démocratique et ignoble ».

L’extrême droite cherchait à faire parler d’elle. Elle y est parvenue.  

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