Brexit: ultime débat au Parlement européen avant ratification de l'accord

Michel Barnier, le négociateur en chef de l'UE sur le Brexit, au Parlement européen à Bruxelles, le 27 avril 2021.
Michel Barnier, le négociateur en chef de l'UE sur le Brexit, au Parlement européen à Bruxelles, le 27 avril 2021. AFP - JOHN THYS

Après de longs mois d'atermoiements, les eurodéputés votent finalement, ce 27 avril, sur les futures relations de l'Union européenne avec le Royaume-Uni. Au cours d'un débat au Parlement européen à Bruxelles, les parlementaires ont regretté les tensions persistantes entre Londres et Bruxelles et parlent de crise de confiance.

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De notre correspondante à Bruxelles, Joana Hostein

Les députés reprochent à Londres de violer le protocole nord-irlandais et de reporter certains contrôles douaniers et sanitaires qui devraient être menés entre la province britannique d'Irlande du Nord et le reste du Royaume-Uni.

« Aujourd’hui, quand on voit la mise en œuvre du protocole irlandais et le comportement de Boris Johnson, le message c’est : "Je m’en fiche", "je me fiche même d'avoir signé cet accord" », regrette Manfred Weber, président du groupe PPE (droite).

Quid de la protection des données personnelles ?

L'inquiétude concerne aussi la pêche. Côté européen, les professionnels du secteur se plaignent de ne pas avoir accès aux eaux britanniques. Autre préoccupation, enfin, sur le transfert des données personnelles et leur protection. « C'est un secret de polichinelle que le Royaume-Uni est un champion du monde de la surveillance généralisée. Comment peut-on alors considérer comme équivalentes ou adéquates les mesures de protection que le Royaume-Uni a des données personnelles quand on sait qu'il espionne massivement ses propres citoyens », vitupère Philippe Lamberts, co-président du groupe des Verts.

Les députés appellent malgré tout à voter en faveur de cet accord. Ne serait-ce que pour avoir des outils de rétorsion contre Londres – réimposition de quotas ou de droits de douanes en dernier recours, rappellent-ils. Le feu vert attendu ce 27 avril ne doit pas être considéré comme un chèque en blanc, insistent les parlementaires.

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Michel Barnier, le négociateur en chef de l'UE sur le Brexit, a pris la parole pour exprimer ses regrets sur ce divorce. Il a tenu à rappeler le rôle de la colère sociale dans le choix des Britanniques de quitter l'Union européenne et a annoncé la future conférence sur l'avenir de l'Europe qui s'ouvre dans quelques jours.

Le Brexit, c'est un divorce. C'est un avertissement et c'est un échec de l'Union européenne. Il faut qu'on en tire les leçons en tant qu'hommes et femmes politiques...

Michel Barnier

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