Le Kirghizistan et le Tadjikistan s'affrontent le long de leurs frontières, plusieurs morts

Citoyens kirghizes évacués, le 30 avril 2021, à la suite des combats le long de la frontière controversée devant un hôtel de Batken, le 30 avril 2021.
Citoyens kirghizes évacués, le 30 avril 2021, à la suite des combats le long de la frontière controversée devant un hôtel de Batken, le 30 avril 2021. AFP - STRINGER

Le Kirghizistan et le Tadjikistan sont à nouveau le théâtre d'affrontements meurtriers entre militaires et civils des deux côtés des frontières disputées. Les échanges de tirs ont déjà fait plusieurs morts. La première vice-ministre de la Santé kirghize, Aliza Soltonbekova, a annoncé à la télévision un bilan de 31 morts et 119 blessés 

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Le Kirghizistan déplore au moins 31 morts, dont une enfant de 13 ans, et fait état de 116 blessés, depuis que les unités militaires des deux pays ont commencé à échanger des tirs jeudi 29 avril. Les plus violents affrontements entre ces deux pays pauvres d'Asie centrale qui se disputent de larges portions de territoires, ont annoncé vendredi les autorités du Kirghizstan. 

Quelque 11 500 habitants de deux districts de la région de Batken ont été évacués en raison de combats intenses avec le Tadjikistan. « Ils ont été placés dans des lieux spécialement aménagés (...) ou se sont rendus chez des membres de la famille », ont expliqué les autorités dans un communiqué.

Une trêve pourtant annoncée

Un cessez-le-feu avait été annoncé, le 29 avril, après des échanges de tirs. Les deux anciennes républiques soviétiques se disputent régulièrement des territoires, le dernier accès de tensions remontant à septembre 2019.

Les désaccords frontaliers entre le Kirghizistan, le Tadjikistan et l'Ouzbékistan qui partagent la fertile vallée de la Fergana découlent de démarcations faites à l'époque soviétique. Le tracé des frontières a séparé certains groupes de leur pays d'origine. Plus d'un tiers de la frontière kirghizo-tadjike est contestée, notamment la zone entourant l'enclave tadjike de Vorukh, où le conflit de jeudi a éclaté, une pierre d'achoppement régulière de revendications territoriales et concernant l'accès à l'eau.

(Avec AFP)

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