Reportage

Écosse: le tourisme de l'indépendantisme connaît un réel succès à Édimbourg

La Première ministre écossaise et chef du Parti national écossais (SNP) Nicola Sturgeon prend un selfie avec une femme avec le château d'Édimbourg en arrière-plan, alors qu'elle fait campagne, le 1er mai 2021.
La Première ministre écossaise et chef du Parti national écossais (SNP) Nicola Sturgeon prend un selfie avec une femme avec le château d'Édimbourg en arrière-plan, alors qu'elle fait campagne, le 1er mai 2021. REUTERS - RUSSELL CHEYNE

L’avenir de l’Écosse est à nouveau à la Une de l’actualité cette semaine avec des élections ce jeudi pour renouveler le Parlement local d’Édimbourg. Grand favoris, les nationalistes écossais du SNP font campagne pour un second référendum sur l’indépendance et la fin de l’Union avec l’Angleterre. RFI s’est rendue à Édimbourg, symbole de cette Union de plus de trois siècles et où deux guides proposent une visite originale de la capitale écossaise, centrée sur le thème de l’indépendance.

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Avec notre envoyée spéciale à Édimbourg, Muriel Delcroix

Six jours sur 7, à 13 heures précises, un coup de canon est tiré depuis les remparts du château d’Édimbourg qui est encore officiellement une base militaire britannique. Un symbole qu’aime à raconter l’historien Gains Murdoch dont l’« Independence Tour », cherche avant tout à expliquer comment cette Union a pu être conclue entre deux anciens ennemis héréditaires.

« L’économie a joué un grand rôle : en intégrant une Union avec l’Angleterre, l’Écosse a pu avoir accès à l’empire anglais qui était déjà bien établi, explique Gains Murdoch. Et quand vous faites partie d’une entité très puissante, même en tant que partenaire junior, vous ne voulez pas quitter une équipe qui gagne. »

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Mais pour le guide Chris Walker, co-organisateur de la visite, le déclin de l’empire britannique au moment même de la découverte de pétrole au large de l’Écosse dans les années 70 a accru la désillusion face à l’Union. « Vous avez la découverte de cette énorme ressource économique, alors pourquoi voudriez-vous céder tous vos revenus pétroliers au Royaume-Uni qui ne subventionne pas votre industrie et ne sauve pas vos emplois ? », questionne-t-il.

Depuis, l’idée de l’indépendance n’a pas quitté les esprits et domine toujours autant le débat, malgré l’échec du référendum de 2014 et la pandémie actuelle. À tel point que les deux guides envisagent tout à fait la fin de l’Union d’ici 5 ou 10 ans, donnant à l’hymne national écossais une toute autre résonance.

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