Journée mondiale de la liberté de la presse

La Scandinavie caracole encore en tête du classement mondial de la presse libre

Des micros de télé et radio protégés disposés pour une conférence de presse dans un hôpital universitaire du nord de la Norvège, le 21 avril 2020.
Des micros de télé et radio protégés disposés pour une conférence de presse dans un hôpital universitaire du nord de la Norvège, le 21 avril 2020. AFP - RUNE STOLTZ BERTINUSSEN

Alors que la situation pour les médias s’est aggravée pendant la pandémie dans le monde, y compris en Europe, dans le dernier classement de Reporters sans frontières, les quatre premières places sont toutes occupées par des pays… scandinaves. Dans l’ordre : la Norvège, la Finlande, la Suède et le Danemark. Pourquoi nos voisins nordiques réussissent-ils cette performance ?

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Avec notre correspondant à Stockholm, Frédéric Faux

La liberté de la presse, en Scandinavie, c’est d’abord une longue histoire. Au Danemark, la Constitution garantit la liberté d’expression dès 1849. La Suède, pour sa part, est le premier pays au monde à avoir adopté une loi sur la liberté de la presse, en 1776.

La presse est non seulement libre, mais elle est efficace, car elle permet d’accéder à de très nombreuses sources. En Suède, par exemple, tout est public. Sur une simple demande en ligne, vous pouvez connaître le salaire de n’importe qui, ou éplucher les dépenses faites par un ministre. Autre exemple de transparence : un journaliste, après en avoir fait la demande, a pu avoir accès aux mails professionnels échangés par les membres de l’Autorité de santé, ce qui a jeté une lumière inédite sur la façon dont on a géré la pandémie en Suède.

Seule ombre au tableau : les Scandinaves sont très connectés, et donc plus sensibles que d’autres aux fausses nouvelles qui peuvent être diffusées sur internet.

► Lire le rapport annuel de RSF

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