Avec un Ouigo Madrid-Barcelone, la SNCF amorce la libéralisation du rail en Europe

Avec le même jingle qu'en France, le premier Ouigo à bas coût a quitté Madrid-Atocha à 10H15 vendredi, réservé à quelques invités. Il est arrivé à Barcelone à 12H47 après avoir parcouru 620 km.
Avec le même jingle qu'en France, le premier Ouigo à bas coût a quitté Madrid-Atocha à 10H15 vendredi, réservé à quelques invités. Il est arrivé à Barcelone à 12H47 après avoir parcouru 620 km. AFP - PIERRE-PHILIPPE MARCOU

En Espagne, ce lundi matin, alors que l’état d’urgence vient juste d’être levé, les premiers trains avec des passagers de la compagnie française à bas coût Ouigo commencent à circuler entre Madrid et Barcelone. Avec cette ligne, vient de s’amorcer la libéralisation du rail en Europe.

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Avec notre correspondante à Madrid, Diane Cambon

Cinq trajets quotidiens allers et retours couvriront la ligne Madrid–Barcelone à des prix extrêmement concurrentiel dès ce lundi. Les billets sont accessibles à partir de 9 euros, pour un prix d'appel moyen autour de 25 euros. On est donc très loin des 70 euros en moyenne pour un aller entre les deux métropoles espagnoles proposé par la compagnie espagnole Renfe.

Ouigo devient ainsi le premier grand concurrent sur le sol espagnol avec ses 14 TGV à bas coût à deux étages et son wagon-bar. La compagne française a embauché près de 1 300 personnes avec 95% d’emplois fixes et a investi plus de 600 millions d’euros pour s’implanter en Espagne, pays qui a le plus grand réseau ferroviaire à grande vitesse d’Europe. Ainsi, Ouigo projette déjà de couvrir les lignes Madrid-Séville-Malaga, mais aussi Madrid-Valence.

De son côté, la compagnie espagnole, qui a pris du retard avec la pandémie, compte bien contre-attaquer en lançant sa compagnie à bas coût Avlo d’ici la fin juin et envisage dans le futur de s’installer également sur le marché ferroviaire français.

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