L'Azerbaïdjan et l'Arménie en pourparlers après un regain de tensions

Il ne reste plus qu’une seule carte dans la main de Nikol Pachinian, celle de la Russie.
Il ne reste plus qu’une seule carte dans la main de Nikol Pachinian, celle de la Russie. AP - Sergei Grits

À cinq semaines des élections législatives anticipées en Arménie et six mois après la fin de la guerre au Haut-Karabagh, on assiste à un pic de tensions entre l’Arménie et l’Azerbaïdjan. Le procureur général d'Arménie a ouvert jeudi 13 mai une enquête pénale sur une « violation de l'intégrité territoriale » par l'Azerbaïdjan, le ministère arménien de la Défense ayant accusé Bakou de déplacer des forces sur son territoire. Bakou a rejeté ces accusations, qualifiées de « provocantes ». Après un appel de Vladimir Poutine au respect du cessez-le-feu, Bakou et Erevan menaient vendredi des pourparlers pour tenter d’apaiser les tensions.

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C’est un petit lac de haute montagne qui alimente en eau plusieurs villes et villages arméniens qui est au cœur des tensions. Le lac Sev, en lisière d'un territoire reconquis l’automne dernier par l’Azerbaïdjan, est à la frontière avec l’Arménie.  

« Nous devons être prêts au pire, à défendre notre territoire souverain », a déclaré le vice-Premier ministre arménien ce vendredi. Au même moment dans les rues d’Erevan, l’opposition battait le rappel, accusant le Premier ministre, en campagne pour sa réélection, d’être incapable de protéger le pays.

Cette menace n'a jamais disparu...

Hovhannès Guévorkian, représentant du Haut-Karabakh en France

Le rôle de Moscou

Avec une armée en sous nombre, sous équipée et considérablement affaiblie par la défaite de l’automne dernier, il ne reste plus qu’une seule carte dans la main de Nikol Pachinian, celle de la Russie. Erevan et Moscou sont liés par un accord de défense.

Nikol Pachinian a annoncé qu’il souhaitait le déclencher, le Kremlin, lui, affirme que le Premier ministre arménien n’a pas demandé d’aide. Entre Erevan et Bakou l’objectif de Moscou est toujours aujourd’hui de garder une position d’équilibre.

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