Covid-19 au Royaume-Uni: le gouvernement accusé d'attentisme face au variant indien

Dans un hôpital, à Cambridge (Royaume-Uni)
Dans un hôpital, à Cambridge (Royaume-Uni) © Neil Hall / AP

Le Royaume-Uni entame ce lundi 17 mai une nouvelle étape de son déconfinement progressif avec la réouverture des restaurants en intérieur, mais aussi des musées et des théâtres. Mais dans le même temps, l'inquiétude grandit autour du variant indien. Et le gouvernement britannique est accusé d’avoir mis trop de temps à réagir.

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Avec notre correspondante à Londres, Claire Digiacomi

La diffusion du variant indien au Royaume-Uni aurait-elle pu être évitée ? C'est la question que se pose la presse britannique ces derniers jours alors que 1 300 cas ont été recensés dans le pays. Un chiffre certes peu élevé, mais il pourrait devenir conséquent vu sa vitesse de contagion. Rien qu’en une semaine, ce chiffre a doublé au Royaume-Uni et pourrait remettre en cause la dernière étape du déconfinement prévue le 21 juin.

En même temps, le gouvernement britannique est mis en cause dans la propagation du variant indien. Il lui est reproché d’avoir trop tardé à placer sur liste rouge le pays de Narendra Modi. Des centaines de voyageurs potentiellement contaminés ont donc pu entrer sur le territoire britannique.

Voyage à de Boris Johnson à New Delhi

Au cœur de cette polémique se situe notamment la date à laquelle l'Inde a été placée sur liste rouge. Le gouvernement a attendu le 23 avril, soit trois semaines après le Bangladesh ou le Pakistan. C'est à ce moment-là seulement que les voyageurs entrant au Royaume-Uni ont dû s'isoler 10 jours dans un hôtel, à leurs frais.

Et la polémique enfle. Boris Johnson est soupçonné d'avoir voulu retarder cette décision à cause d'un voyage prévu à New Delhi le 25 avril. Il devait rencontrer le Premier ministre indien Narendra Modi pour discuter d'un accord post-Brexit. Le voyage a finalement été annulé. Mais d'après l'autorité de l'aviation civile, 900 personnes ont pu arriver d'Inde chaque jour avant le passage du pays en liste rouge.

De son côté, le gouvernement dément que sa relation avec l'Inde ait joué un quelconque rôle dans la gestion de ce nouveau variant qu'il assure prendre très au sérieux. La distribution des secondes doses doit par exemple s'accélérer chez les plus personnes vulnérables.

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