Suisse: Berne met un terme aux négociations avec l'Union européenne

Un poste frontière suisse à Bardonnex, près de Genève.
Un poste frontière suisse à Bardonnex, près de Genève. REUTERS/Denis Balibouse

La Suisse, après des mois de tergiversations, tourne le dos à un projet d'accord institutionnel avec l'Union européenne pour ne pas mettre en péril sa politique migratoire. Bruxelles « regrette » cette décision.

Publicité

Le président suisse, Guy Parmelin, a annoncé que la Confédération « mettait un terme » aux négociations, provoquant, au bout de sept ans de discussions, un profond sentiment de gâchis à Bruxelles. 7% des exportations de l’Union européenne se font avec la Suisse, qui est son quatrième partenaire commercial après les États-Unis et la Chine.

La Suisse, très dépendante de l'UE

La Suisse est encore plus dépendante de l'Union européenne, son principal partenaire économique. L’Union européenne représente un tiers des échanges commerciaux de la Suisse. « Comment éviter la rupture et la facture ? », titrait ce matin le quotidien suisse Le Temps. Il va falloir analyser les conséquences de la décision de Berne.

La libre circulation, gros point noir

Les points litigieux portaient sur le règlement des différends entre les deux entités, la politique salariale, les aides publiques, et surtout l’accord sur libre circulation des personnes signé en 1999, remis en cause par les référendums contre l’immigration de masse voté depuis. L’intransigeance des Vingt-Sept est le scénario le plus probable. La libre circulation des personnes est un des piliers de l’Union européenne. Les Européens n’ont pas transigé avec les Britanniques ; il est peu probable qu’ils transigent avec la Suisse. 

À lire aussi : L'UE retire la Suisse de sa liste «grise» des paradis fiscaux

NewsletterRecevez toute l'actualité internationale directement dans votre boite mail