Chypre: recul des principaux partis aux législatives après des scandales de corruption

Des votants prépare leur bulletin avant de les déposer dans l'urne à Deftera, une banlieue de la capitale chypriote Nicosie, le 30 mai 2021 (Image d'illustration).
Des votants prépare leur bulletin avant de les déposer dans l'urne à Deftera, une banlieue de la capitale chypriote Nicosie, le 30 mai 2021 (Image d'illustration). © Petros Karadjias/AP

À Chypre, une île divisée en deux depuis 1974, ce sont les Chypriotes grecs qui étaient appelés aux urnes ce dimanche pour élire leurs députés. À l’issue de ces législatives, le résultat des votes témoignent d’un léger recul des principaux partis ainsi que d’une poussée de l’extrême droite.

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Avec notre correspondant régional, Joël Bronner

Le Parlement chypriote grec et ses 56 sièges ne vont pas connaitre d’intense chamboulement à l’issue des législatives de ce week-end. Les analystes s’attendaient à un recul des principaux partis du pays, après notamment une série de scandales liés à la corruption, en particulier celui dit des « passeports dorés ».

Le recul attendu a bien eu lieu, mais reste limité. Avec près de 28% des suffrages, le parti conservateur Rassemblement démocrate (Disy) du président Nikos Anastasiadis, termine la course en tête. Mais, il perd 3% par rapport aux élections de 2016. En parallèle, les deux principaux partis d’opposition, Akel à gauche et Diko au centre-droit, voient aussi leur nombre de voix baisser de 3%.

Montée de l'extrême-droite et de l'absentéisme

L’un des éléments marquants de ce scrutin est par ailleurs le saut de 3 à 6% du parti d’extrême droite anti-migrants Elam, qui double ainsi le nombre de ses sièges, passant de deux à quatre députés. L'abstention a aussi augmenté atteignant 34%, en hausse d’un point par rapport aux dernières élections de 2016.

La situation de l’île de Chypre, divisée en deux depuis 1974, reste politiquement sensible. Fin avril, à Genève, une rencontre informelle sur la réunification de l’île, organisée sous l’égide de l’ONU, s’est soldée par un nouvel échec.

►À lire aussi : Décryptage - Chypre, un cas inédit en Europe

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