Avec Biden, Poutine se montre plutôt conciliant mais reste sur ses positions

Le président russe Vladimir Poutine au Forum économique international de Saint-Pétersbourg (SPIEF) à Saint-Pétersbourg, en Russie, le 4 juin 2021.
Le président russe Vladimir Poutine au Forum économique international de Saint-Pétersbourg (SPIEF) à Saint-Pétersbourg, en Russie, le 4 juin 2021. via REUTERS - SPUTNIK

« Nos relations sont à un très mauvais niveau, il faut trouver un moyen de les réguler » : déclaration plutôt conciliante de Vladimir Poutine, interrogé sur le sommet qui va avoir lieu avec Joe Biden dans une dizaine de jours à Genève. Le président russe se montre plutôt conciliant mais il reste sur ses positions : si les relations de son pays avec les États-Unis se sont dégradées ces dernières années, c’est entièrement de la faute des Américains. 

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Avec notre correspondant à Moscou, Daniel Vallot

Le président russe Vladimir Poutine a su se montrer agressif ces dernières semaines, on se souvient de sa volonté de « casser les dents » aux pays qui s’en prendraient à la Russie. Il a décidé cette fois de montrer un visage un peu plus avenant. Il est vrai qu’il s’adressait non pas à des associations patriotiques russes, mais à des entrepreneurs étrangers dans le cadre très courtois du Forum économique de Saint-Pétersbourg. 

« Nous devons trouver un moyen de réguler nos relations qui sont aujourd’hui, comme chacun le sait, à un niveau particulièrement bas, a affirmé Vladimir Poutine. Quant à savoir pourquoi les Américains agissent comme ils le font avec nous c’est pour moi une énigme ! Mais je suis sûr que nos relations sont devenues otage des considérations politiques aux États-Unis, et j’espère que cela se terminera un jour. Les intérêts fondamentaux de la stabilité stratégique sont tout de mêmes plus importants que la vie politique intérieure aux États-Unis. »

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Et si l’on évoque la répression de l’opposition en Russie, Vladimir Poutine retourne l’argument en pointant la façon dont les manifestations sont réprimées en Europe et aux États-Unis. « Si un Européen a perdu son œil en manifestant, va-t-on lui dire que c’est un pistolet démocratique qui le lui arraché ? », fait mine de s’indigner Vladimir Poutine. Le président russe évoque également pour s’en inquiéter le sort des partisans de Donald Trump accusés d’avoir envahi le Capitole en janvier dernier. Joe Biden a prévenu qu’il aborderait la question des droits de l’homme lors du sommet de Genève. Visiblement, Vladimir Poutine connaît déjà ses réponses sur le bout des doigts. 

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