REVUE DE PRESSE DES BALKANS

À la Une: première rencontre à Bruxelles entre Albin Kurti et Aleksandar Vučić

Albin Kurti est parfois surnommé «le Robespierre du Kosovo».
Albin Kurti est parfois surnommé «le Robespierre du Kosovo». © AP/Visar Kryeziu

Publicité

Le Premier ministre du Kosovo Albin Kurti et le président serbe Aleksandar Vučić se sont parlés pour la première fois le 15 juin à Bruxelles. Mais les deux dirigeants se sont quittés sans avancée, après avoir exposé leurs divergences. Prochaine rencontre prévue en juillet.

À Pristina, des tensions ont éclaté après la célébration d'une messe dans la cathédrale orthodoxe, alors que le statut du bâtiment, inachevé, oppose l’Église orthodoxe serbe et l’Université de Pristina. La construction de l'église avait été lancée en 1992 par le patriarche Pavle sur le terrain du campus universitaire. 

Marine Le Pen et le Rassemblement national draguent les Serbes de France

La Serbie « n’a aucun intérêt à intégrer l’Union européenne », assure Marine Le Pen, interviewée par le quotidien serbe Novosti. Le Rassemblement national présente deux têtes de liste issues de l’immigration serbe aux élections régionales du dimanche 20 juin.

Les mémoires de la guerre de Bosnie-Herzégovine hantent toujours les Balkans

C’est une première : la Republika Srpska, l’entité serbe de Bosnie-Herzégovine, a reconnu avoir détenu de force, et illégalement, des prisonniers durant la guerre. L’un d’eux, Mirsad Duratović, vient d’obtenir le statut de victime de tortures, dans les camps de Trnopolje, Omarska et Manjača.

Au Monténégro voisin, le Parlement du petit pays a adopté à une très large majorité une résolution condamnant la négation du génocide de Srebrenica et le ministre de la Justice Vladimir Leposavić a été limogé. Ce dernier avait demandé « des preuves » qu'un tel génocide avait bien été commis. Ce départ plonge la coalition gouvernementale en position de fragilité, le Front démocratique ayant annoncé qu'il boycottait le Parlement. 

La Chine à l'offensive dans les Balkans

Les étudiants serbes sont de plus en plus nombreux à tourner leur regard vers l’est, alors que la coopération universitaire entre Belgrade et Pékin se renforce chaque année. La Serbie est en effet l'un des maillons essentiels de la « Nouvelle route de la soie », qui doit à terme relier les marchés européens à l'Empire du Milieu et la Chine entend développer son influence culturelle le long de cet axe stratégique. 

Alors que les États-Unis accusent Pékin de « diffuser sa propagande », Washington sécurise de son côté les réseaux 5G des Balkans. Dimanche dernier, c'est le Premier ministre albanais Edi Rama qui signait avec le secrétaire d'État Antony Blinken un mémorandum pour « coordonner » les infrastructures 5G des deux pays. En clair, Tirana s'engage à ne pas utiliser les technologies du chinois Huawei, même si le nom du géant chinois n’a pas été mentionné. 

Histoires de drogues

En Serbie, la Cour de cassation a annulé, le 15 juin, le verdict condamnant le baron international de la drogue Darko Šarić à quinze ans de prison. La justice serbe invoque une erreur de procédure. Il était poursuivi pour « le trafic de plus de cinq tonnes de cocaïne et le blanchiment d’au moins 22 millions d’euros ». Son procès a été marqué par d’innombrables interruptions et rebondissements.

En Albanie, ce sont des centaines de millions d’euros d’argent sale qui entrent chaque année dans le pays et ces sommes sont majoritairement blanchies dans le secteur de la construction. Entre les premiers trimestres des années 2020 et 2021, le montant des permis de construire accordés dans tout le pays a ainsi doublé, et ce malgré la pandémie...  Selon certaines estimations, ces trois dernières, environ 1,6 milliard d’euros ont ainsi été blanchis.

NewsletterRecevez toute l'actualité internationale directement dans votre boite mail