Répression de l'opposition en Biélorussie: l'UE sanctionne (encore) le régime de Loukachenko

Sviatlana Tsikhanouskaya, le 21 juin 2021, lors d'une rencontre avec les 27 ministres des Affaires étrangères de l’Union européenne au Luxembourg.
Sviatlana Tsikhanouskaya, le 21 juin 2021, lors d'une rencontre avec les 27 ministres des Affaires étrangères de l’Union européenne au Luxembourg. REUTERS - JOHANNA GERON

Les 27 ministres des Affaires étrangères de l’Union européenne ont doublé le nombre des Biélorusses frappés de sanctions individuelles. Ils ont également adopté un panel de sanctions économiques visant à affaiblir le régime du président Alexandre Loukachenko, une décision beaucoup plus rapide que prévu. Avant leur réunion, les 27 ministres avaient invité Svetlana Tikhanovskaïa à un petit déjeuner de travail.

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De notre correspondant à Bruxelles, Pierre Bénazet

Les sanctions individuelles contre 78 membres du régime biélorusse étaient attendues, mais les sanctions économiques n’étaient pas censées être adoptées dès ce lundi 21 juin, même selon les plus optimistes. En fin de compte, la rencontre avec Svetlana Tikhanovskaïa et les opposants biélorusses aura ajouté à la conviction des 27 déjà extrêmement remontés depuis le déroutement forcé du vol Athènes-Vilnius et l’arrestation de l’opposant Roman Protassevitch et de sa compagne.

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Les sanctions économiques de l’Union européenne touchent d’abord les deux secteurs principaux pour les exportations de la Biélorussie, à savoir la potasse et les hydrocarbures.

Du côté des exportations en direction de la Biélorussie, l’embargo sur les armes sera très largement étendu pour exclure tout matériel de surveillance, toute arme de sport ou de chasse et enfin tout matériel civil pouvant être utilisé par les forces de l’ordre.

Troisième volet et non des moindres, le secteur financier. Il sera interdit de vendre à la banque centrale et aux institutions biélorusses publiques ou semi-publiques des produits d’assurances, des services d’investissements et tout type de titres boursiers. Surtout, aucun nouveau prêt bancaire ni financement européen ne sera plus accordé à ces entités étatiques ou proches du régime.

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