L’Irlande refuse de signer l’accord de l’OCDE sur la taxation des multinationales

Le siège de l'OCDE, à Paris (image illustration).
Le siège de l'OCDE, à Paris (image illustration). OCDE

L’Organisation de coopération et de développement économique (OCDE) vient de signer un accord pour réformer la fiscalité mondiale. L’accord a été signé par 130 des 139 membres et qui doit mettre en place un taux mondial de 15% d’impôt sur les sociétés. Au premier rang des 9 réfractaires, il y a l’Irlande. Pour Dublin, c'est impossible de signer le texte en l'état.

Publicité

Avec notre correspondante à Dublin, Emeline Vin

Le ministre irlandais des Finances, Paschal Donohoe, se dit résolument engagé à trouver un terrain d’entente. Dans les faits, l’Irlande n’est pas prête à accepter un taux d’imposition supérieur à 12,5%, le taux irlandais actuel d’impôt sur les sociétés.

Pour Dublin, ce taux, l’un des plus bas en Europe, représente le pilier de son attractivité en matière d’emplois et d’investissements, son avantage sur la scène internationale. Et puis, l’Irlande craint de perdre des recettes fiscales si les entreprises partent, c'est-à-dire jusqu’à 2 milliards d’euros par an.

►À lire aussi: Accord à l'OCDE sur un nouveau système de taxation des multinationales

Se mettre d'accord tout de suite, c'était trop compliqué, mais....

Pascal Saint-Amans, directeur du centre politique et d'administration fiscale de l'OCDE

Ce vendredi 2 juillet, le ministre a également cité comme problème l’absence de garanties. « Nos entreprises ont besoin de stabilité et de visibilité », a-t-il déclaré. Il ne s’agirait pas de faire grimper le taux dans les années à venir. Le refus irlandais représente un symbole politique, plaçant l’île sur le même plan que d’autres paradis fiscaux comme la Barbade.

Mais Dublin ne pourra pas empêcher l’accord d’entrer en vigueur, a fortiori si le Congrès américain valide le texte.

NewsletterRecevez toute l'actualité internationale directement dans votre boite mail