Lois LGBT+: l’Union européenne tire à boulets rouges sur la Pologne et la Hongrie

Rassemblement des LGBT+ devant le Tribunal constitutionnel de Varsovie, le 13 juillet 2021.
Rassemblement des LGBT+ devant le Tribunal constitutionnel de Varsovie, le 13 juillet 2021. Agencja Gazeta via REUTERS - SLAWOMIR KAMINSKI

Le différend entre Varsovie et Budapest d’une part, et les institutions européennes d’autre part, au sujet des personnes LGBT+ prend de l’ampleur.  

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La guerre entre les institutions européennes et l’Europe centrale sur l’État de droit et les valeurs communes se déroule sur deux fronts.

Le dernier en date ce jeudi est une double offensive de la Commission pour le droit à la diversité des pratiques et de l’identité sexuelle. Elle a envoyé à Varsovie et Budapest des « lettres de mise en demeure » auxquelles les deux gouvernements ont deux mois pour répondre, indique notre correspondant à Bruxelles, Pierre Benazet. Une procédure qui pourrait conduire à des sanctions financières.

La Hongrie est dans le collimateur de Bruxelles pour la loi censée protéger les mineurs magyars des déviances d’identité de genre ou de pratiques sexuelles. La Pologne, elle, en raison des résolutions prises par certaines municipalités ou régions qui ont imposé des zones dites « sans idéologie LGBT+ ».

« Aujourd’hui, nous avons la preuve que la Commission européenne va faire tout ce qui est en son pouvoir pour protéger les valeurs européennes, salueBart Staszewski, militant pour les droits LGBT+ en Pologne, au micro de notre correspondante à Varsovie, Sarah BakaloglouSi les dirigeants pensaient qu’il n’y aurait aucune conséquence pour leur homophobie, ils se sont trompés. Et si rien ne change, l’addition va être très salée. »

Sur le deuxième front, la Cour de justice de l’Union européenne (CJUE) a ouvert les hostilités ce mercredi en imposant des mesures intérimaires à l’encontre de la chambre disciplinaire de la Cour suprême polonaise. Le Tribunal suprême a tenté de contrer, mais ce jeudi, la cour revient à la charge et estime que cette chambre n’est pas conforme aux lois européennes.

De son côté, la Commission ajoute, en outre, qu’en la matière, le droit européen a la primauté sur le droit national.

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