Dix jours après les inondations en Belgique, les polémiques se multiplient

Une rue de Spa, en Belgique, lors des inondations.
Une rue de Spa, en Belgique, lors des inondations. AFP - FRANCOIS WALSCHAERTS

Les journaux belges et les réseaux sociaux regorgent de questions sur les causes des inondations qui ont récemment frappé le pays, mais aussi sur leur gestion, et alimentent autant de polémiques.

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Avec notre correspondant à Bruxelles, Pierre Bénazet

Pour une partie de l’opinion belge, les responsables politiques ont trouvé une excuse imparable pour se défausser en accusant le changement climatique. Les inondations du 14 au 16 juillet ont fait 36 morts dans le pays, selon le dernier bilan en date, avec 11 personnes toujours portées disparues.

Toutes ces victimes résidaient dans l’est de la Wallonie, le long des vallées de la Meuse et surtout de la Vesdre où les habitants sont encore en plein déblaiement des décombres, et où certains accusent les autorités d’avoir trop tardé à réagir après les premières alertes.

Lenteur des secours

La dernière polémique en date porte sur la gestion du barrage de la Vesdre à Eupen. Les localités les plus dévastées comme Verviers, Pépinster, ou Chaudfontaine se trouvent toutes en aval de ce barrage. L’administration des voies hydrauliques est accusée de n’avoir pas vidé le barrage dès les premières alertes de crue. Le ministre chargé des voies hydrauliques de Wallonie, Philippe Henry, affirme que même s’il avait été vide avant les crues, le barrage n’aurait pas suffi, car les précipitations les plus intenses se sont produites en aval.

L’autre accusation sur la lenteur de la réaction concerne toujours cette vallée de la Vesdre, avec une alerte rouge aux inondations transmise le 14 juillet à 6h du matin au centre de crise et qui n’a débouché sur de premières évacuations que six à sept heures plus tard. Sur ce point, aucune explication, et la polémique pourrait enfler.

Il y a enfin la réorganisation des services de la protection civile survenue en 2017 sous le précédent gouvernement fédéral. Cette réorganisation a surtout fermé des casernes et réduit les effectifs des services de secours selon les accusations formulées au premier jour de la crue par le ministre président de la Wallonie.

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