Inondations en Allemagne: l’élan de solidarité des réfugiés syriens envers les sinistrés

Vue aérienne d'une zone complètement détruite par les inondations dans le quartier Blessem d'Erftstadt, dans l'ouest de l'Allemagne, le 16 juillet 2021.
Vue aérienne d'une zone complètement détruite par les inondations dans le quartier Blessem d'Erftstadt, dans l'ouest de l'Allemagne, le 16 juillet 2021. AFP - SEBASTIEN BOZON

Ils ont été nombreux, après les inondations d'une ampleur inédite le mois dernier dans l'ouest de l'Allemagne, à spontanément venir sur place aider les personnes sinistrées. Des bénévoles ont sacrifié leurs vacances ou ont pris des congés pour apporter leur aide. Cet élan de solidarité n'a pas laissé indifférents des réfugiés syriens qui ont eux aussi tout perdu il y a quelques années avant de gagner l'Allemagne.

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Avec notre correspondant à Berlin, Pascal Thibaut

Anas Alakkad a découvert un appel sur Facebook destiné aux Syriens vivant en Allemagne. Des bénévoles étaient recherchés pour venir en aide aux victimes des inondations du mois dernier. Ils sont environ un million, arrivés ces dernières années. Eux aussi ont tout perdu et donner un coup de main après la catastrophe était aussi un moyen de rendre à l’Allemagne l’aide dont ils ont bénéficié. Des groupes Whatsapp par région ont été mis sur place pour organiser le covoiturage. Certains Syriens sont en vacances, d'autres attendent une nouvelle formation ou habitent la région sinistrée et donnent un coup de main le week-end.

Les émotions à fleur de peau

Anas Alakkad organise sur le terrain l’arrivée, la prise en charge et les tâches de ses compatriotes. Ils s’occupent en priorité de personnes âgées seules qui n’ont personne pour leur venir en aide. Un travail pénible où les émotions sont à fleur de peau. « Les gens ont trouvé ça très bien et certains se sont excusés, reconnaissant qu’ils avaient une image négative sur nous et qu’ils avaient eu tort, nous raconte-t-il. Des personnes ont pleuré et nous ont remerciés de les aider. Nous aussi ça nous touche beaucoup. »

Anas Alakkad est parti en plein milieu de ses épreuves à la fac et laissé en plan ses activités d’enseignant pour des migrants à 300 kilomètres de là. Il espère pouvoir, à son retour encore imprécis, ne pas pâtir des conséquences de son absence.

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