La sprinteuse biélorusse Krystsina Tsimanouskaya se dit soulagée d'être en Pologne

La sprinteuse biélorusse Krystsina Tsimanouskaya se dit soulagée d'être en Pologne après avoir craint d'être enfermée en Biélorussie.
La sprinteuse biélorusse Krystsina Tsimanouskaya se dit soulagée d'être en Pologne après avoir craint d'être enfermée en Biélorussie. © Wojtek Radwanski/AFP

La sprinteuse biélorusse Krystsina Tsimanouskaya s’est exprimée pour la première fois devant la presse jeudi 5 août à Varsovie, où elle a trouvé refuge. La jeune femme de 24 ans avait refusé de rentrer dans son pays, par crainte pour sa sécurité, après avoir critiqué des choix de sa délégation et avait embarqué pour Varsovie mercredi, après que la Pologne lui a offert un visa humanitaire.

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Avec notre correspondante à Varsovie, Sarah Bakaloglou

« Je me sens mieux depuis que je suis en Pologne, je sens que je suis en sécurité, j’ai beaucoup de soutiens et mon mari est sur la route pour me rejoindre », déclare Krystsina Tsimanouskaya.

Devant de nombreux journalistes et en présence d’un important dispositif de sécurité, la sprinteuse de 24 ans est apparue soulagée. Après plusieurs jours de tension, Krystsina Tsimanouskaya est revenue sur les menaces de sa délégation pendant les Jeux Olympiques de Tokyo.

« Lorsque j’étais au village olympique, des membres de ma délégation sont venus me voir en me demandant de dire que j’étais blessée et que je devais rentrer en Biélorussie. Ils m’ont dit que si je ne le faisais pas, je pourrais avoir des problèmes en rentrant. Sur la route pour l’aéroport de Tokyo, ma grand-mère m’a appelé et m’a dit : "ne rentres pas, à la télévision on parle très mal de toi, on dit que tu as un problème de santé mentale, donc tu pourrais être envoyée dans un hôpital, ou en prison"»

Des accréditations d'entraineurs biélorusses suspendues

Dans le même temps ce vendredi, les accréditations de deux entraîneurs de la délégation biélorusse aux Jeux olympiques de Tokyo ont été retirées pour leur rôle dans l'affaire Krystsina Tsimanouskaya a annoncé vendredi le Comité international olympique (CIO).

« Une commission disciplinaire a été mise en place par le CIO dans le cadre de l'affaire Krystsina Tsimanouskaya pour clarifier les circonstances de ce qu'il s'est passé et le rôle joué par les entraîneurs Artur Shimak et Yury Maisevich », a expliqué l'instance olympique sur son compte Twitter.

La sprinteuse a déclaré ne pas comprendre comment une question sportive était devenue un problème très politique. Krystsina Tsimanouskaya a en tout cas offert son aide à tout athlète biélorusse voulant quitter le pays. La jeune femme de 24 ans espère continuer sa carrière sportive et retourner un jour aux Jeux Olympiques.

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