Plus de quarante pays se réunissent en Ukraine pour condamner l'annexion de la Crimée

Un navire russe dans le port de Sébastopol, en Crimée, en 2014.
Un navire russe dans le port de Sébastopol, en Crimée, en 2014. REUTERS/Stringer

Les rendez-vous diplomatiques s'enchaînent en Ukraine où va être inaugurée, lundi 23 août, la Plate-forme de Crimée : le premier grand sommet international qui souhaite aborder la question difficile de la « désoccupation » de la Crimée, annexée en 2014 par la Russie. Une quarantaine de pays seront représentés à Kiev lors de ce sommet qui provoque la mauvaise humeur du Kremlin.

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Avec notre correspondant à Kiev, Stéphane Siohan

La Plate-forme de Crimée est un sommet international qui va rassembler, ce lundi à Kiev, les représentants d'environ 45 pays. Pour le ministère des Affaires étrangères ukrainien, l'objectif est le suivant : créer un organe consultatif entre tous les États qui condamnent l'annexion de la Crimée par la Russie et aboutir à une déclaration conjointe qui pourrait constituer la base juridique future d'un retour de la Crimée dans le giron ukrainien, en respect du droit international. 

Selon les organisateurs, il s'agit là de la première initiative internationale visant à contrer une annexion territoriale, depuis la Seconde Guerre mondiale.

Au-delà de la question de la souveraineté sur la Crimée, les discussions devraient porter également sur la répression qui vise la population tatare de Crimée, mais aussi sur le blocus de la mer d'Azov, voire de la Mer noire, créé de facto par la Fédération de Russie.

Le Kremlin est d'ailleurs fortement irrité par cette initiative, au point qu'il a fait pression sur de nombreux États pour ne pas participer à la Plate-forme de Crimée. Ainsi l'Azerbaïdjan, généralement en bons termes avec l'Ukraine, vient de faire défection en dernière minute.

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