Élections en Allemagne: Scholz reste en tête des sondages après le deuxième débat

Le social-démocrate allemand Olaf Scholz, le 12 septembre 2021 avant un débat télévisé face au chrétien-démocrate Armin Laschet et l'écologiste Annalena Baebock.
Le social-démocrate allemand Olaf Scholz, le 12 septembre 2021 avant un débat télévisé face au chrétien-démocrate Armin Laschet et l'écologiste Annalena Baebock. via REUTERS - MICHAEL KAPPELER

À deux semaines des élections législatives allemandes (le 26 septembre), les trois candidats à la chancellerie se sont retrouvés dimanche soir pour un deuxième débat télévisé. Un rendez-vous important pour le chrétien-démocrate Armin Laschet, alors que son parti a sensiblement reculé dans les sondages, à un niveau inédit depuis la guerre. Il avait face à lui le social-démocrate Olaf Scholz, dont le parti fait désormais la course en tête, et l'écologiste Annalena Baerbock.

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Avec notre correspondant à Berlin, Pascal Thibaut

Pour l'actuel favori, Olaf Scholz, l'important était de ne pas faire d’erreur. Quant au chrétien-démocrate Armin Laschet, dont le parti est au plus bas dans les sondages, l'idée était d'attaquer pour marquer des points et refaire une partie du retard. Le candidat de la CDU a critiqué une récente perquisition au ministère des Finances pour mettre en cause l’image de sérieux et de compétence du social-démocrate Scholz, mis en difficulté.

Mais 41% des téléspectateurs ont, dans un sondage à chaud, considéré que le vice-chancelier avait été le plus convaincant au terme du débat, loin devant les candidats vert et chrétien-démocrate. Ce « triell » ne changera sans doute pas la donne.

Consacré surtout aux questions économiques et sociales, ce débat a mis en lumière la proximité des écologistes et des sociaux-démocrates sur de nombreux dossiers. Olaf Scholz a conclu avec un discours très social : « Ceux qui gagnent aujourd’hui peu doivent être mieux rémunérés. Il faut un Smic horaire de 12 euros et des retraites stables. »

À l’inverse, le conservateur Armin Laschet a mis en avant une vision plus libérale de la société, dans laquelle une critique sous-jacente contre ses adversaires était perceptible : « Vous pouvez me faire confiance. Je ne vous mettrai pas de bâtons dans les jambes. Je vous laisserai agir. On ne vous dira pas comment vous devez penser, comment vous devez parler ou comment vous devez vivre. »

L’écologiste Annalena Baerbock, enfin, a mis en avant son thème central, le climat, critiquant le bilan des représentants de la grande coalition sortante : « Le prochain gouvernement est le dernier qui peut activement lutter contre le réchauffement climatique. Nos enfants ne doivent pas un jour nous demander ''Pourquoi est-ce que vous n’avez rien fait ?'' mais ''Comment vous y êtes arrivés ?'' »

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