La Pologne accuse la Biélorussie de tenter de provoquer une crise migratoire

La clôture érigée par la Pologne à la frontière biélorusse.
La clôture érigée par la Pologne à la frontière biélorusse. REUTERS - KACPER PEMPEL

Les corps de plusieurs migrants décédés ont été découverts dimanche à la frontière entre la Biélorussie et la Pologne que des milliers de personnes, pour la plupart originaire du Moyen-Orient, ont traversé ces derniers mois. Varsovie, qui a décrété l’état d’urgence à la frontière, dénonce une tentative de déstabilisation de l’Union européenne par la Biélorussie.

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Les corps de quatre personnes, apparemment des migrants, ont été découverts dimanche 19 septembre à la frontière entre la Pologne et la Biélorussie, ont indiqué les autorités des deux pays.  Notamment une femme retrouvée morte en Biélorussie. Son mari, un Irakien, a déclaré à l’agence officielle biélorusse Belta que les gardes-frontières polonais les avaient reconduits du côté biélorusse contre leur gré, pieds nus et sous la menace. Du côté polonais, les gardes-frontières annoncent avoir sauvé huit migrants qui tentaient de traverser un marécage.

Plusieurs milliers de migrants, pour la plupart originaires du Moyen-Orient, ont franchi ces derniers mois la frontière entre la Biélorussie et l'Union européenne, en Lituanie, en Lettonie et en Pologne. L'UE soupçonne le régime de Minsk d'encourager ces passages en représailles aux sanctions prises à son encontre.

Sanctions

Le Premier ministre Mateus Moravietski, qui a décrété l’état d’urgence à la frontière, accuse le président Loukachenko de tenter de provoquer une crise migratoire en Europe. Le président Loukatchenko prendrait les migrants en otage à la frontière pour faire pression sur l’Union européenne qui a pris des sanctions contre son régime.

La Pologne et la Lituanie ont renforcé leurs frontières pour freiner le flux de migrants. Ces pays membres de l’Union européenne considèrent qu’il s’agit d’une guerre hybride de la part de la Biélorussie.

L’Union européenne envisage de prendre de nouvelles sanctions contre le régime de Loukachenko mais en attendant l’Organisation internationale pour les migrations (OIM) a mis en garde contre les terribles conditions dans lesquelles les migrants sont bloqués à la frontière coté biélorusse sans eau potable, nourriture et aide médicale.

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