Guerre En Ukraine - Jour 70

Le jour où la Russie a annoncé un cessez-le-feu dans l'usine Azovstal de Marioupol

Une vue aérienne de l'usine Azovstal dans la cité portuaire de Marioupol, le 22 avril 2022.
Une vue aérienne de l'usine Azovstal dans la cité portuaire de Marioupol, le 22 avril 2022. © AP

Au 70e jour de l'invasion russe en Ukraine ce mercredi 4 mai, la Russie annonce un cessez-le-feu autour de l'usine Azovstal de Marioupol, assiégée par les forces russes. Des couloirs humanitaires seront ouverts jeudi, vendredi et samedi pour permettre l'évacuation des civils, selon les autorités russes.

Publicité

► Moscou a bloqué le site internet de RFI, qui diffuse des informations dans une quinzaine de langues dont le russe. Une adresse URL alternative permet d'accéder au site en français et en russe. RFI en russe est aussi disponible sur Telegram : https://t.me/RFI_Ru via un VPN et en Russie en français par satellite sur Hotbird.

► Le site de la rédaction russe de RFI diffuse la radio publique ukrainienne (en langue ukrainienne) depuis la page d'accueil.


Les points essentiels :

 L'armée russe annonce un cessez-le-feu autour de l'usine Azovstal à Marioupol. De jeudi à samedi, des couloirs humanitaires seront ouverts afin de permettre le départ des civils.

► Les pays membres de l'Union européenne refusant de mettre en place un embargo sur le pétrole russe seront « complices » de crimes de guerre, averti mercredi le ministre ukrainien des Affaires étrangères, Dmytro Kouleba.

► Selon une enquête menée par Associated Press, la frappe aérienne du 16 mars qui a détruit le théâtre de Marioupol a tué près de 600 civils qui y avaient trouvé refuge. L'enquête de l'agence de presse américaine montre également qu'il n'y avait pas de militaires ukrainiens dans le théâtre, prétexte utilisé par la Russie pour justifier sa frappe aérienne.

► Selon un dernier décompte de l'UNHCR, plus de 3 000 civils ont été tués dans les combats et les bombardements depuis l'invasion de l'Ukraine le 24 février.


Les horaires sont donnés en temps universel (TU), cliquez ici pour rafraîchir

22h19 : « Il n'y a pas d'endroit sûr dans Kharkiv », assure un habitant de la ville

A Kharkiv, grande ville du nord-est, les derniers jours avaient été plutôt calmes. Mais depuis mardi, le son du canon ukrainien comme celui de l'artillerie russe ont à nouveau retenti. La ligne de front est à moins de 5 km des quartiers du nord et de l'est de la ville.

Ievgenii Lutsenko est bloqué dans le centre-ville de Kharkiv depuis deux mois. En visite dans sa famille en Ukraine, il s'est fait surprendre par le début de la guerre et ne peut plus rentrer en France où il habitait. Si l'intensité des bombardements a un peu diminué ces derniers jours, il ne se sent pas plus en sécurité, confie-t-il à Marie Normand.

Ils tirent vraiment dans tous les quartiers. On n'aurait jamais pensé que ça puisse tomber. Il n'y a rien de stratégique dans les magasins, dans les parcs pour enfants, dans les maisons, mais ça tombe.

Ievgenii Lutsenko, habitant de Kharkiv

21h53 : Un defilé militaire à Marioupol le 9 mai ?

Parade annuelle du Jour de la Victoire de l'Armée soviétique lors de la Seconde Guerre mondiale sur la Place Rouge de Moscou, le 9 mai 2008.
Parade annuelle du Jour de la Victoire de l'Armée soviétique lors de la Seconde Guerre mondiale sur la Place Rouge de Moscou, le 9 mai 2008. © Mikhail Metzel / AP Photo

Date symbolique pour la Russie de Vladimir Poutine, le 9 mai commémore la victoire de l’Union soviétique contre l’Allemagne nazie en Russie. Comme chaque année, des célébrations et défilés militaires sont prévus à Moscou et ailleurs en Russie.

Mais cette année, ces commémortations pourraient s’étendre pour la première fois aux des territoires sous contrôle de l'armée russe en Ukraine. Selon les services de renseignements ukrainiens, un défilé militaire serait en cours de préparation à Marioupol.

D’après Kiev, le directeur de l’administration du Kremlin serait même en personne venu superviser les opérations dans la ville. Interrogé, le ministre russe de la défense n’a pas confirmé le tenue d’un événement à Marioupol. « Des défilés militaires auront bien lieu dans 28 villes russes », s’est contenté de déclarer Sergueï ChoÏgou.  

Comme chaque année, ce 9 mai sera célébré à Moscou d’un grand défilé militaire sur la place rouge et d’un discours Vladimir Poutine. Mais le président russe pourrait-il, comme le redoutent certains observateurs américains, utiliser ce jour pour déclarer la guerre à l’Ukraine et décréter la mobilisation générale ? Ce mercerdi, le Kremlin a écarté ces rumeurs. « C’est absurde » réponds le porte parole de la présidence, « il n’y a aucune chance que cela arrive ».

► À lire : Guerre en Ukraine: «L'armée russe revoit sans doute ses objectifs à la baisse»

21h39 : La Suède affirme avoir le soutien des USA si elle se porte candidate à l'Otan

La Suède a reçu des garanties de la part des Etats-Unis qu'elle serait soutenue lors du processus de décision des 30 pays membres de l'Otan si elle venait à présenter sa candidature pour intégrer l'Alliance transatlantique, déclare mercredi la ministre suédoise des Affaires étrangères.

Restées à l'écart de l'Otan durant la Guerre froide, la Suède et la Finlande repensent leurs stratégies sécuritaires depuis que la Russie a annexé la péninsule de Crimée en 2014 puis lancé en février dernier une invasion de l'Ukraine.

À Stockholm comme à Helsinki, on s'inquiète que le dépôt d'une candidature pour intégrer l'Otan rende les deux pays vulnérables le temps du processus de décision, qui peut prendre un an.

« Je ne vais évidemment pas rentrer dans les détails, mais je suis certaine désormais que nous avons une garantie américaine », déclare Ann Linde à la télévision suédoise après s'être entretenue à Washington avec son homologue Antony Blinken. « Toutefois, pas de garanties sécuritaires, dont seuls les membres de l'Otan disposent », ajoute-t-elle, refusant de donner des détails sur les garanties offertes par le secrétaire d'Etat américain.

Ann Linde a indiqué que « la Russie peut être certaine que si elle prend une quelconque activité négative contre la Suède, comme elle a menacé de le faire, ce n'est pas quelque chose que les Etats-Unis laisseront faire (...) sans réponse ».

► À lire : L'offensive russe en Ukraine et la résurrection de l'Otan

21h05 : Les troupes russes ont confiqué l'équivalent de trois ans de stocks de céréales de l'oblast de Louhansk, selon son gouverneur

Au total, quelque 100 000 tonnes de céréales ont été soit déplacées hors de la région déchirée par la guerre, soit détruites, déclaré l'administration régionale.

20h34 : Les dépenses militaires à la hausse en Europe

Des soldats réparent un blindé «Fuchs» de la Bundeswehr lors d'un exercice militaire à Munster, dans le nord de l'Allemagne.
Des soldats réparent un blindé «Fuchs» de la Bundeswehr lors d'un exercice militaire à Munster, dans le nord de l'Allemagne. AFP/Patrick Stollarz

Les dépenses militaires sont à la hausse. Dans le monde, dans l’Otan et en Europe. L’Allemagne avec 56 milliards, ex-aequo avec la France, se place juste derrière le Royaume-Uni. Mais, Berlin a annoncé 100 milliards de dépenses supplémentaires pour moderniser la Bundeswehr sous-équipée. De 5ème exportateur mondial, le pays devrait donc remonter dans les classements. Les industriels de l’armement qui ont déjà accéléré leur activité depuis l’annexion de la Crimée, devraient poursuivre leur expansion.

Champion toutes catégories sur le continent européen, devant la Russie avec 3,2% des dépenses militaires mondiales, le Royaume-Uni est un acteur incontournable du soutien à l’Ukraine. 

► Réécoutez Accents d'Europe : Dépenses militaires à la hausse en Europe

20h09 : L'ONU souhaite un retour des productions agricoles ukrainienne et russe sur les marchés

 Le secrétaire général de l'ONU affirme chercher à faire revenir sur les marchés mondiaux les productions agricoles ukrainienne et russe, pour aider à mettre fin à la crise subie par les pays émergents depuis l'offensive russe en Ukraine.

« Il n'y a vraiment pas de vraie solution au problème de la sécurité alimentaire mondiale sans un retour de la production agricole ukrainienne et de la production alimentaire et d'engrais de la Russie et du Bélarus sur les marchés mondiaux en dépit de la guerre », déclare Antonio Guterres lors d'une visite à Abuja avec le président nigérian Muhammadu Buhari.

La Russie et l'Ukraine sont deux exportateurs majeurs de blé, maïs, colza et huile de tournesol. La Russie est en outre le premier fournisseur mondial d'engrais et de gaz. L'offensive russe en Ukraine le 24 février et les sanctions économiques qui ont plu sur Moscou ont interrompu les livraisons de blé et autres denrées alimentaires provenant des deux pays, faisant s'envoler les prix des denrées alimentaires ainsi que les prix des carburants, en particulier dans les pays émergents.

Antonio Guterres estime qu'en a découlé « une crise tri-dimensionnelle qui dévaste les systèmes financier, énergétique et alimentaire mondiaux pour les pays émergents ».

19h41 : Ukraine: António Guterres annonce qu'«une seconde évacuation de civils est en cours à Marioupol»

Le secrétaire général des Nations unies António Guterres lors d'une conférence de presse donnée à l'aéroport de Maiduguri, le 3 mai 2022.
Le secrétaire général des Nations unies António Guterres lors d'une conférence de presse donnée à l'aéroport de Maiduguri, le 3 mai 2022. © AFP/Kola Sulaimon

« Au moment où nous parlons, une deuxième évacuation est en cours, un deuxième convoi de l’ONU et du CICR s’adresse aux civils de la ville de Marioupol », annonce ce mercredi soir António Guterres, dans une interview exclusive à RFI.

« D’autres évacuations sont en préparation [...] C’est avec force et émotion que je lui [Vladimir Poutine] ai parlé du besoin d’évacuer les civils de l’aciérie de Marioupol. Et à la fin de notre échange, cela a permis que le président Poutine promette de regarder cette question. Quelques minutes après, son ministre des Affaires étrangères m’a dit qu’il y avait un accord de principe.

INV ANTONIO GUTERRES SG ONU POUR 20H15 ET POUR INTERNET

19h34 : Le Royaume-Uni affirme que la Russie continue de frapper des cibles civiles en Ukraine.

La Russie continue de frapper des cibles non-militaires en Ukraine, telles que des propriétés résidentielles et des centres de transport, dans le but d'affaiblir la détermination du pays, déclare mercredi le ministère britannique de la Défense.

Dans une mise à jour régulière des renseignements militaires, le Royaume-Uni a également déclaré que malgré les opérations terrestres russes concentrées sur l'est de l'Ukraine, les frappes de missiles se sont poursuivies dans tout le pays, Moscou cherchant à entraver les efforts de réapprovisionnement ukrainiens.

« Alors que les opérations russes ont faibli, des cibles non militaires, notamment des écoles, des hôpitaux, des propriétés résidentielles et des centres de transport, ont continué à être frappées, ce qui indique la volonté de la Russie de cibler les infrastructures civiles pour tenter d'affaiblir la détermination des Ukrainiens », indique la mise à jour, publiée sur Twitter.

« Le ciblage continu de villes clés telles qu'Odessa, Kherson et Mariupol met en évidence leur volonté de contrôler entièrement l'accès à la mer Noire, ce qui leur permettrait de contrôler les lignes de communication maritimes de l'Ukraine, ce qui aurait un impact négatif sur leur économie. »

18h50 : La Russie annonce un cessez-le-feu dans l'usine Azovstal de Marioupol pour évacuer des civils

L'armée russe annonce mercredi qu'elle ouvrirait jeudi, vendredi et samedi des couloirs humanitaires depuis l'usine Azovstal à Marioupol, ville portuaire du sud de l'Ukraine qu'elle assiége, afin de permettre le départ des civils.

Dans un message publié en ligne, elle a précisé que les troupes russes cesseraient toute activité entre 05h00 et 15h00 GMT et resteraient à distance du site. Le président Volodymyr Zelensky a de son côté appellé appelle le secrétaire général de l'ONU à « sauver » les blessés d'Azovstal à Marioupol.

Interviewé par RFI, Antonio Guterres affirme qu'une « deuxième évacuation est en cours », conduite conjointement par le CICR et l'ONU.

18h48 : Restée à Kharkiv, la chercheuse Maria Avdeeva documente la guerre

Depuis le début du conflit en Ukraine, Maria Avdeeva, directrice d'un cercle de réflexion basé à Kharkiv, sa ville natale, est restée malgré les bombardements, pour documenter le conflit sur les réseaux sociaux.
Depuis le début du conflit en Ukraine, Maria Avdeeva, directrice d'un cercle de réflexion basé à Kharkiv, sa ville natale, est restée malgré les bombardements, pour documenter le conflit sur les réseaux sociaux. © Oleksandr Medvedev

Depuis le début de la guerre en Ukraine, elle est restée dans sa ville natale, Kharkiv, malgré les bombardements, pour partager le conflit à ses quelque 95 000 abonnés sur Twitter. Maria Avdeeva est directrice de recherche à l'European Expert Association, un cercle de réflexion ukrainien basé dans sa ville. Elle explique à RFI les raisons de son combat.

► À lire : Ukraine: restée à Kharkiv, la chercheuse Maria Avdeeva documente la guerre

18h07 : Les communications mobiles rétablies dans la ville de Kherson malgré l'occupation russe

Le ministère de la transformation numérique ukrainien déclare que les opérateurs mobiles ukrainiens avaient rétabli les infrastructures endommagées par les bombardements des forces russes lors de leur offensive sur la ville du sud du pays. Depuis le 30 avril, les réseaux de téléphonie mobiles étaient hors service à Kherson.

17h51 : Les forces russes sont entrées dans l'usine Azovstal, selon un responsable ukrainien 

Des troupes russes sont entrées dans la zone de l'usine sidérurgique d'Azovstal à Marioupol, déclare mercredi David Arakhamia, chef de file du groupe majoritaire au parlement ukrainien et négociateur en chef ukrainien dans les pourparlers de paix avec la Russie à la radio Radio Free Europe/Radio Liberty.

« Des tentatives de prise d'assaut de l'usine continuent pour la deuxième journée consécutive. Des troupes russes sont déjà dans la zone d'Azovstal », affirme David Arakhamia. Il ajoute que les autorités de Kiev étaient encore en contact dans la soirée avec la résistance ukrainienne qui défend l'usine.

Plus tôt dans la journée, le maire de Marioupol avait déclaré avoir perdu le contact avec les combattants ukrainiens retranchés dans le site Azovstal.

17h10 : 3 personnes blessées par des mines dans l'oblast de Kiev

Selon le chef de la police de la région de Kiev Andriï Nebytov, 3 personnes ont été blessées par des mines russes autour de la capitale. Le chef de la police appelle les habitants à éviter les routes traversant les fôrets et les bords de route dans les zones auparavant sous contrôle russe.

16h42 : Durcissement des sanctions européennes contre la Russie: « L'idée est d'assécher les flux financiers »

La présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, propose au Parlement européen la mise en place d'un embargo progressif sur le pétrole russe, à Strasbourg, le 4 mai 2022.
La présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, propose au Parlement européen la mise en place d'un embargo progressif sur le pétrole russe, à Strasbourg, le 4 mai 2022. AP - Jean-Francois Badias

En représailles à la guerre en Ukraine, l'Union européenne continue de dévoiler de nouvelles sanctions. La Commission propose un embargo progressif de l'UE sur le pétrole et les produits pétroliers achetés à la Russie.

Rien n’est encore officiel, le texte doit être désormais validé par les 27 États membres. Mais un sixième paquet de sanctions est bel et bien en marche, un arrêt complet et progressif, s'étalant sur un période de 6 mois, le temps de mettre en place d'autres circuits d'approvisionnement.

Quel impact ces sanctions pourraient-elles avoir sur Moscou ? Thierry Bros, professeur à Sciences Po Paris et chercheur à l’Oxford Institute for Energy Studies répond aux questions de Charlotte Derouin.

► À écouter : L’UE durcit les sanctions contre la Russie: «L'idée est d'assécher les flux financiers»

16h28 : Les Pays-Bas pourraient fournir des armes lourdes à l'Ukraine

Le Premier ministre néerlandais Mark Rutte déclare que son pay réfléchit à la possibilité de rejoindre l'Allemagne, la Belgique et le Royaume-Uni dans la livraisons d'armes lourdes à l'Ukraine.

Cette déclaration du chef de l'état néérlandais fait suite à un entretien téléphonique avec le président ukrainien Volodymyr Zelensky, au cours duquel il a loué la fermeté de l'Ukraine dans la bataille contre la Russie pour la région de Donbass. « Les Pays-Bas continueront à soutenir le combat de l'Ukraine pour défendre la démocratie et la souveraineté, à court et à long terme », ajoute-t-il sur Twitter.

16h13 : Biden dit qu'il discutera avec le G7 de possibles sanctions « supplémentaires » contre la Russie

Le président américain Joe Biden affirme discuter avec les pays du G7 sur de possibles sanctions « supplémentaires » contre la Russie. « Nous sommes toujours ouverts à des sanctions supplémentaires », déclare-t-il à la Maison Blanche, ajoutant: « Je discuterai avec les membres du G7 cette semaine sur ce que nous ferons et ne ferons pas. »

15h54 : Près de 600 civils tués par une frappe aérienne russe dans le théâtre de Mariupol, selon AP

Le théâtre de Marioupol détruit dans des bombardements, le 10 avril 2022.
Le théâtre de Marioupol détruit dans des bombardements, le 10 avril 2022. REUTERS - STAFF

Selon une enquête menée par Associated Press, la frappe aérienne du 16 mars qui a détruit le théâtre de Marioupol a tué près de la moitié du millier de civils qui y avait trouvé refuge. Ils s'étaient réfugiés dans 

L'enquête de l'agence de presse américaine montre également qu'il n'y avait pas de militaires ukrainiens dans le théâtre, prétexte utilisé par la Russie pour justifier sa frappe aérienne.

► À voir : [En images] Marioupol, une ville dévastée

15h15 : Les pays de l'UE refusant un embargo sur le pétrole russe « complices » de crimes de guerre, selon l'Ukraine

Les pays membres de l'Union européenne refusant de mettre en place un embargo sur le pétrole russe seront « complices » de crimes de guerre, averti mercredi le ministre ukrainien des Affaires étrangères, Dmytro Kouleba.

« Si un pays en Europe continue à s'opposer à un embargo sur le pétrole russe, alors il y aura de bonnes raisons de dire que ce pays est complice des crimes commis par la Russie sur le territoire ukrainien », déclaré Dmytro Kouleba dans une vidéo en direct sur Twitter. La Hongrie avait rejeté plus tôt mercredi une telle proposition de Bruxelles « dans sa forme actuelle ».

14h49 : L'Ukraine prête en cas d'entrée en guerre de la Biélorussie, affirme les garde-frontières ukrainiens

La Biélorussie déclare avoir entamé des exercices à grande échelle le 4 mai afin de tester son état de préparation au combat. Des habitants locaux signalent avoir aperçu des colonnes de véhicules militaires se déplaçant en direction de l'Ukraine et de la Lituanie.

14h34 : Pétrole russe: la Hongrie rejette la proposition de l'UE « dans sa forme actuelle »

La Hongrie rejette mercredi la proposition d'un embargo européen progressif sur le pétrole russe « dans sa forme actuelle », jugeant qu'une telle mesure « détruirait complètement la sécurité énergétique » du pays.

Le projet bruxellois « ne peut pas être soutenu dans sa forme actuelle. En toute responsabilité, nous ne pouvons pas voter pour », déclare le ministre des Affaires étrangères Peter Szijjarto, dans un message vidéo diffusé sur sa page Facebook.

14h13 : Le patriarche Kirill visé dans une nouvelle série de propositions de sanctions

Le patriarche Kirill et Vladimir Poutine, à Moscou. (Photo datée de 2012)
Le patriarche Kirill et Vladimir Poutine, à Moscou. (Photo datée de 2012) © Yana Lapikova/AP

La Commission européenne propose de geler les avoirs du patriarche Kirill, chef de l'Église orthodoxe russe, déclare mercredi un diplomate. Le patriarche a été ajouté à un projet de liste noire qui comprend déjà des centaines d'officiers militaires et d'hommes d'affaires proches du Kremlin, que l'UE accuse de soutenir la guerre en Ukraine.

Comme le président russe, le patriarche Kirill s'affiche en pourfendeur de l'homosexualité et justifie la répression d'opposants ou de médias indépendants. Mais, à 75 ans, c'est son soutien à l'offensive russe en Ukraine qui dérange du côté de l'Union européenne.

Le mois dernier, le patriarche appelait les Russes à « faire corps pour combattre les ennemis extérieurs intérieurs ». Un peu plus tôt, il parlait d'un « combat contre les forces du mal », opposées selon lui à l'unité historique entre la Russie et l'Ukraine.

Réécoutez Religions du monde : La guerre en Ukraine: avec la bénédiction du patriarche Kirill de Moscou

13h39: Un hélicoptère russe viole l'espace aérien de la Finlande à l'approche d'une décision sur l'Otan

Un hélicoptère de l'armée russe a violé l'espace aérien de la Finlande mercredi matin, annonce le ministère finlandais de la Défense, au moment où Helsinki prépare une très probable candidature à l'Otan. « L'appareil était un hélicoptère Mi-17 et la profondeur de la violation présumée était de quatre à cinq kilomètres » lors de cet incident enregistré à 07H40 GMT, précise à l'AFP un porte-parole.

C'est la deuxième fois en un mois et la deuxième fois depuis le début de l'année qu'Helsinki dénonce une incursion d'un appareil russe dans son espace aérien, selon le ministère, sur fond de tensions autour de la guerre en Ukraine. Le 8 avril, un appareil de transport civil mais appartenant à l'armée russe avait brièvement entré dans l'espace aérien finlandais.

Quatre avions de combat russes avaient violé l'espace suédois début mars au niveau de l'île stratégique du Gotland en mer Baltique. Vendredi soir, un avion de reconnaissance russe a également franchi la frontière aérienne près d'une base navale dans le sud du pays.

Les experts ont prévenu que des actes d'intimidation russes étaient à prévoir contre la Finlande et la Suède, alors que les deux pays envisagent de rejoindre l'Otan pour mieux se protéger de Moscou.

13h18 : Infox: les «Deepfakes», vidéos truquées très réalistes, empoisonnent les réseaux sociaux

Extrait d'un montage-vidéo censé montrer l'ancien président américain Barack Obama. Ce genre de «deepfake» se répand sur les réseaux sociaux pour manipuler les internautes.
Extrait d'un montage-vidéo censé montrer l'ancien président américain Barack Obama. Ce genre de «deepfake» se répand sur les réseaux sociaux pour manipuler les internautes. AP

La technique du « deepfake », utilisée depuis quelques temps déjà dans des jeux vidéo ou des émissions de télé à succès, se répand peu à peu sur les réseaux sociaux afin de propager des infox. Les exemples des effets dévastateurs de cette manipulation de l’information ne manquent pas. Deux semaines après l'invasion de l'Ukraine par la Russie, un « hypertrucage » du président ukrainien Volodymyr Zelensky a été diffusé sur la chaîne d'information Ukraine 24, à la suite d’un piratage de ses systèmes de transmission. Le président, dans ce faux message vidéo, exhortait sa population à rendre les armes. 

Et malgré la piètre qualité visuelle du clip, les internautes qui n’ont pas cherché à démêler le vrai du faux ont relayé en masse ce trucage grossier sur de nombreux réseaux sociaux, qui ont dû en urgence dépublier toutes ces vidéos.

► À écouter aussi : Infox: les «Deepfakes», vidéos truquées très réalistes, empoisonnent les réseaux sociaux

11h36 : Le maire de Marioupol dit avoir perdu contact avec les combattants ukrainiens retranchés à Azovstal

De « violents combats » sont en cours sur le site d'Azovstal à Marioupol, a affirmé mercredi le maire Vadim Boïtchenko, qui ne se trouve pas dans la ville quelques instants après que Moscou a assuré ne pas mener d'assaut sur cette immense usine où sont retranchés des combattants ukrainiens.

« Malheureusement il y a de violents combats à Azovstal aujourd'hui », a déclaré Vadim Boïtchenko à la télévision ukrainienne. Nous avons perdu le contact avec les gars. Nous ne pouvons pas savoir ce qui s'y passe, s'ils sont en sécurité ou non », a-t-il ajouté.

11h31 : L'embargo sur le pétrole russe peut provoquer des « perturbations » sur l'approvisionnement de l'Allemagne, avertit son ministre de l'Économie

« Nous ne pouvons pas garantir dans cette situation qu'il n'y aura pas de perturbations » dans les approvisionnements en pétrole en Allemagne, a affirmé Robert Habeck, lors d'une conférence de presse à Meseberg au nord de Berlin.

11h21 : La police ukrainienne dit avoir découvert vingt nouveaux corps de civils dans la région de Kiev 

Ces 20 corps ont été découverts « à Borodianka, des villages non loin de là et des villages du district de Vychgorod », a précisé le chef de la police régionale, Andriï Nebytov, dans une vidéo publiée par le ministère de l'Intérieur.

« Au total 1 235 corps de civils ont été retrouvés et inspectés », a-t-il annoncé, dont 800 ont déjà été « examinés par des experts ».

11h15 : La Russie prépare un défilé militaire le 9 Mai à Marioupol, selon les renseignements ukrainiens

Selon les services de renseignement militaire ukrainien (GUR), le directeur adjoint de l'administration présidentielle russe Sergueï Kirienko est arrivé à Marioupol pour préparer ce défilé.

« La mission principale du responsable de M. Poutine est de préparer les cérémonies du 9 Mai », peut-on lire dans un communiqué du GUR sur Telegram.

Marioupol, ville portuaire du sud-est de l'Ukraine, « deviendra un centre de célébrations », ajoute le communiqué. « Les avenues principales de la ville sont nettoyées en urgence, les débris et les corps des morts enlevés, tout comme les munitions qui n'ont pas explosées », précise le communiqué.

10h45 : Le Kremlin dément mener un assaut contre Azovstal à Marioupol 

« L'ordre a été donné (le 21 avril) publiquement par le commandant en chef (Vladimir Poutine) d'annuler tout assaut. Il n'y a pas d'assaut » à l'heure actuelle, a affirmé à la presse le porte-parole du Kremlin Dmitri Peskov.

Il a ajouté que les forces de Moscou assiégeaient le site et n'intervenaient que pour « enrayer très rapidement les tentatives » de combattants ukrainiens de rejoindre des « positions de tir ».

Mardi, les autorités ukrainiennes ont affirmé que les forces russes menaient un « puissant assaut » sur le territoire d'Azovstal, avec des chars et de l'infanterie.

Le ministère russe de la Défense avait seulement annoncé, lui, des frappes d'avions et d'artillerie pour « détruire des positions de tir » ukrainiennes.

10h44 : Le Kremlin écarte les rumeurs d'une déclaration de guerre à l'Ukraine et d'une mobilisation générale le 9-Mai

« Il n'y aucune chance (que cela arrive). C'est absurde », a déclaré le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov, en réponse à une question sur cette éventualité lors d'un point de presse.

Vladimir Poutine doit faire un discours et présider la parade militaire annuelle sur la place Rouge lundi 9 mai.

09h45 : En Moldavie, l'invasion russe de l'Ukraine met l'économie en souffrance 

La tension monte en Moldavie alors que la Russie a annoncé des évacuations de Transnistrie. La population redoute une extension du conflit en Ukraine, mais ne la juge pas imminente. En revanche, les Moldaves souffrent directement de son impact économique. 

► Un reportage de Juliette Gheerbrant

09h20 : Le brut profite de la proposition d'embargo européen et prend plus de 3% 

09h19 : Le Premier ministre japonais interdit d'entrer en Russie

 

Le Premier ministre japonais Fumio Kushida lors de sa conférence de presse le 17 février 2022.
Le Premier ministre japonais Fumio Kushida lors de sa conférence de presse le 17 février 2022. AP - David Mareuil

 

« Il a été décidé d'interdire définitivement » à 63 citoyens japonais d'entrer en Russie, indique un communiqué du ministère des Affaires étrangères russe, accusant le gouvernement de Fumio Kishida d'avoir « lancé une campagne anti-russe sans précédent ».

09h00 : L'Ukraine, l'ONU et la Croix-Rouge renouvellent leurs efforts pour évacuer les civils de Marioupol 

Un convoi de bus a quitté Marioupol aujourd'hui pour tenter à nouveau d'évacuer les civils de la ville située dans le sud du pays, a déclaré le gouverneur régional.

Le convoi se dirigeait vers la ville de Zaporijjia, contrôlée par les Ukrainiens, a déclaré le gouverneur de Donetsk, Pavlo Kirilenko.

Il n'a pas précisé combien de bus se trouvaient dans le convoi ni si d'autres civils avaient été évacués d'une vaste aciérie de Marioupol où les derniers défenseurs de la ville résistent aux forces russes qui l'ont occupée.

08h45 : Moscou dit avoir frappé six gares de l'est de l'Ukraine utilisées pour transporter des armes étrangères

Le ministère russe de la Défense a déclaré avoir bombardé l'alimentation électrique des gares à l'aide d'armes aériennes et maritimes de haute précision, sans préciser quelles armes fournies par les pays occidentaux arrivaient via ces gares.

Cette déclaration n'a pas pu être vérifiée et Kiev n'a pas réagi dans l'immédiat.

Le ministère a également déclaré avoir frappé 40 cibles militaires ukrainiennes, dont quatre dépôts de munitions et d'armes d'artillerie.

08h31 : Nos envoyés spéciaux à Odessa sont retournés sur les lieux du bombardement du 23 avril dernier, où huit personnes ont été tuées

► Écoutez les témoignages des survivants,au micro d'Anastasia Becchio et Boris Vichith

08h11 : La Hongrie dit n'avoir « aucune garantie » de la part de l'UE sur sa sécurité énergétique 

Dans un courriel adressé à l'agence de presse Reuters, Zoltan Kovacs, un porte-parole du gouvernement hongrois, dit ne pas voir comment la Hongrie, très dépendante du pétrole russe, pourra gérer la période de transition suggérée par l'exécutif européen, qui a proposé que Budapest puisse continuer d'acheter du brut russe jusqu'à la fin 2023, et non jusque dans six mois comme la plupart des autres pays.

08h07 : Soutenir la Moldavie est « un devoir », affirme le président du Conseil européen

« L'UE est pleinement solidaire de votre pays, la Moldavie. Il est de notre devoir européen d'aider et de soutenir votre pays et d'accroître notre soutien à votre stabilité, sécurité et intégrité territoriale », a déclaré Charles Michel lors d'une conférence de presse conjointe à Chisinau avec la présidente moldave Maïa Sandu.

Charles Michel a ajouté que l'UE allait « considérablement accroître » son soutien militaire à la Moldavie. « Nous prévoyons cette année de considérablement accroître notre soutien à la Moldavie en livrant des équipements militaires supplémentaires à ses forces armées », a-t-il affirmé.

07h33 : Les exportations allemandes baissent de 3,3% en mars, celles vers la Russie de 62%

07h24 : Moscou affirme que des Israéliens combattent avec le régiment Azov

« Je vais dire quelque chose que les politiciens israéliens ne veulent sans doute pas entendre, mais peut-être que cela les intéressera. En Ukraine, des mercenaires israéliens sont aux côtés des militants d'Azov », [que la Russie qualifie de « nazis »], a déclaré la porte-parole de la diplomatie russe Maria Zakharova dans une interview à la radio Spoutnik.

06h55 : Ursula von der Leyen propose un embargo européen progressif sur le pétrole russe, avec une exemption pour la Hongrie et la Slovaquie  

« Nous renoncerons progressivement aux livraisons russes de pétrole brut dans les six mois et à celles de produits raffinés d'ici à la fin de l'année », a-t-elle expliqué devant les eurodéputés à Strasbourg. « Il s'agira d'une interdiction complète des importations de tout le pétrole russe, transporté par voie maritime ou par oléoduc, brut et raffiné [...] de façon ordonnée, d'une manière qui nous permettra de mettre en place d'autres voies d'approvisionnement », a-t-elle détaillé.

Le pétrole russe représente environ un quart des importations de pétrole de l'UE.

La Hongrie et la Slovaquie pourraient, elles, continuer à acheter du pétrole russe jusqu'à la fin 2023.

La présidente de la Commission européenne présente le sixième paquet de sanctions contre la Russie, bientôt soumis à l'adoption des 27. Bruxelles veut également exclure de Swift trois nouvelles banques russes, la Banque de crédit de Moscou, la Banque agricole et surtout Sberbank, le plus gros établissement bancaire de Russie.

En frappant « des banques d'une importance systémique essentielle pour le système financier russe », cela renforcera son « isolement total » et amoindrira la capacité de Moscou à financer sa guerre en Ukraine , a-t-elle indiqué.

06h31 : Bruxelles propose de sanctionner le chef de l'Église orthodoxe russe 

La Commission européenne a proposé de sanctionner le chef de l'Église orthodoxe russe, le patriarche Kirill, dans le cadre d'un sixième train de mesures en réponse à la guerre en Ukraine, selon un document consulté aujourd'hui par l'Agence France-Presse.

La nouvelle liste, qui devra encore être approuvée par les États membres, comprend 58 personnalités sanctionnées, dont de nombreux militaires russes, mais aussi la femme, la fille et un fils du porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov.

06h08 : Le géant norvégien de l'énergie Equinor annonce un énorme bénéfice au premier trimestre, tiré par les cours du pétrole et du gaz

Au cours des trois premiers mois de l'année, le groupe public norvégien a dégagé un bénéfice net de 4,7 milliards de dollars, malgré une charge exceptionnelle de plus d'un milliard liée à son désengagement de Russie, selon son rapport trimestriel. Le chiffre d'affaires a lui aussi plus que doublé par rapport au premier trimestre dernier, à près de 36,4 milliards de dollars.

Avec les sanctions frappant Moscou et les efforts européens pour se passer du pétrole et du gaz russes, la Norvège, deuxième fournisseur européen d'hydrocarbures, a particulièrement profité de la forte demande, même si elle n'a pu que marginalement augmenter sa production. Equinor, détenu à 67% par l'État norvégien, en a mécaniquement bénéficié, d'autant que le groupe est, contrairement aux autres géants européens comme BP, Shell ou Total, relativement peu présent en Russie.

05h00 : Alors que les efforts militaires russes se concentrent sur le Donbass et Marioupol, au sud, Odessa redoute elle aussi d'être une cible, rapporte notre envoyée spéciale Anastasia Becchio

Parallèlement à la bataille du Donbass à l’est, les Russes tentent aussi d’avancer vers le sud : les sirènes ont retenti à plusieurs reprises dans la soirée et la nuit à Odessa. La mairie parle de trois tirs ayant touché des infrastructures sans faire de blessé et d’une frappe sur Artsyz, à 115 km au sud-ouest de la ville.  

La crainte ici est que le grand port de la mer Noire figure parmi les objectifs de Moscou, notamment depuis qu'un général russe a affirmé que l’offensive viserait à établir un couloir de la Russie vers la région séparatiste moldave de Transnistrie, toute proche.

L’armée russe a notamment bombardé plusieurs fois un pont sur l’estuaire du Dniestr, rendant la circulation en provenance de Roumanie et de Moldavie beaucoup plus chaotique. 

Face à la menace, la Moldavie surveille de près la situation, rapporte notre envoyée spéciale à Chisinau, Juliette Gheerbrant. Le petit pays redoute d'être la prochaine cible si la Russie lance une vaste offensive sur le sud de l'Ukraine. Les contrôles ont donc été redoublés et les forces militaires mobilisées dans l’État autoproclamé de Transnistrie. ►Écoutez ce reportage. 

04h58 : La Biélorussie lance des exercices militaires et assure qu'ils ne représentent pas une « menace »

L'armée biélorusse a lancé aujourd'hui des exercices militaires afin de vérifier son aptitude au combat, rapporte l'agence de presse TASS citant le ministère biélorusse de la Défense.

Le ministère a déclaré que ces exercices ne représentaient pas une menace pour ses voisins ou pour la communauté européenne. La Biélorussie partage une frontière de 891 km avec l'Ukraine. 

04h51 : À Odessa, les divisions et remises en question des russophones 

Dans l’Est et le Sud de l’Ukraine, principales régions visées par l’offensive russe, la majorité de la population est elle-même russophone, héritage du passé soviétique du pays. Aujourd’hui, de plus en plus d’Ukrainiens refusent de parler cette langue vue comme celle de l’ennemi.

Écoutez le témoignage d'une famille d’Odessa prise au piège de ce paradoxe, recueilli par nos envoyées spéciales Aabla Jounaïdi et Oriane Verdier.

04h40 : Les villes d'Izioum, de Kramatorsk et de Severodonetsk, au nord du Donbass, visées « très probablement » par l'armée russe, selon le Royaume-Uni

La Russie a déployé 22 bataillons tactiques près de la ville d'Izioum, dans l'oblast de Kharkiv, afin de tenter d'avancer le long de l'axe nord du Donbass, rapporte le ministère de la Défense du Royaume-Uni sur Twitter.

Malgré ses difficultés à percer les défenses ukrainiennes et à construire une dynamique, la Russie a très probablement l’intention d'aller au-delà d’Izioum pour capturer les villes de Kramatorsk et Severodonetsk. La capture de ces villes permettrait à la Russie de consolider son contrôle militaire sur le nord-est du Donbass.

04h17 : Avec la poursuite de l'offensive russe dans l'est et le sud de l'Ukraine, à Odessa, le flot de déplacés ne tarit pas

Une école d'Odessa a été transformée en centre d'aide pour accueillir les déplacés.
Une école d'Odessa a été transformée en centre d'aide pour accueillir les déplacés. © Boris Vichith, RFI

► Reportage dans une école du centre-ville transformée en centre d'aide, avec nos envoyés spéciaux à Odessa, Anastasia Becchio et Boris Vichith. 

04h00 : Une nouvelle opération d'évacuation de l'usine Azovstal de Marioupol programmée aujourd'hui « si la situation [...] le permet »

La vice-Première ministre ukrainienne Iryna Verechtchouk a déclaré hier qu'une nouvelle opération d'évacuation est programmée aujourd'hui, « si la situation en termes de sécurité le permet ». Rien ne dit que les conditions seront réunies après l'annonce hier par les forces russes de leur attaque, lancée après des semaines d'intenses bombardements.

Un convoi de 156 personnes exfiltrées de l'usine Azovstal est arrivé hier dans la ville ukrainienne de Zaporijjia, à 230 kilomètres au nord-ouest de Marioupol, selon le président ukrainien Volodymyr Zelensky. 

Andrej Slavucki est coordinateur médical à Médecins sans frontières et il a accueilli une partie des réfugiés. 

Leur trajet était assez compliqué, on a reçu 50 personnes dans 4 bus, les autres qui étaient dans un état grave ont été amenés à l’hôpital et c’est pour ça que dans ce centre de réception on n’a pas vu les gens extrêmement blessés, mais quand même parmi eux il y a eu des enfants, des femmes, des gens âgés, des gens épuisés. On a essayé d’organiser de manière la plus efficace leur prise en charge. Les autorités ukrainiennes demandent leur volonté, qu’est-ce qu’ils vont faire, plusieurs exprimaient leur souhait de partir vers l’ouest de l’Ukraine, les autres ont voulu rentrer par exemple à Kiev, il y pas mal de gens qui ont voulu rester quand même à Zaporijjia ou à Dnipro, et on va les suivre avec de l'aide psychologique et médicale.

Alej Slavuski, MSF

03h00 : Des villes ukrainiennes visées par des tirs de missiles

Des tirs de missiles ont notamment détruit trois centrales électriques à Lviv, hier soir, selon le maire de cette grande ville de l'ouest du pays, privée partiellement d'électricité. 

02h59 : L'UE a soumis aux pays membres un projet d'embargo sur le pétrole russe 

Un projet d'embargo sur le pétrole et les produits pétroliers achetés à la Russie a été soumis dans la nuit aux pays membres de l'UE, mais la mesure suscite encore des réserves, ont indiqué à l'AFP plusieurs responsables et diplomates européens.

© RFI

NewsletterRecevez toute l'actualité internationale directement dans votre boite mail

Suivez toute l'actualité internationale en téléchargeant l'application RFI