Quelques rares opposants au G7 autorisés à manifester aux abords du lieu du sommet

Une manifestante contre la tenue du G7 porte un costume pour demander plus d'actions climatiques, à Garmisch-Partenkirchen, près du château d'Elmau, le 26 juin 2022.
Une manifestante contre la tenue du G7 porte un costume pour demander plus d'actions climatiques, à Garmisch-Partenkirchen, près du château d'Elmau, le 26 juin 2022. REUTERS - ANDREAS GEBERT

Le sommet du G7 se poursuit aujourd'hui en Allemagne. Comme à chaque édition, la rencontre des représentants des plus industrialisés est accompagné de manifestations des opposants et des organisations critiques. Cette mobilisation a été plus faible cette année. Dans les Alpes bavaroises, les manifestants sont tenus à l'écart. Seule exception ce matin, un groupe de cinquante personnes qui pourra manifester brièvement près du château d'Elmau qui abrite la rencontre.

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Avec notre envoyé spécial à Munich, Pascal Thibaut

Comme il y a sept ans, lors du précédent sommet du G7 à Elmau, un long feuilleton judiciaire a opposé les manifestants de la rencontre aux autorités. On s’est querellé sur l’installation de toilettes publiques ou la présence de chiens accompagnant les manifestants. À nouveau, ces derniers ont souhaité ne pas se limiter à un camp à une quinzaine de kilomètres du château d’Elmau et à des actions inaudibles pour les grands de ce monde.

Aujourd’hui, différents groupes se rendront en vélo ou à pied vers l’hôtel qui héberge la rencontre mais seront tenus à bonne distance par la police.

Seule exception, une cinquantaine de manifestants qui sous bonne escorte pourront s’approcher à 500 mètres du château d’Elmau pour une brève manifestation d’une demie heure : « Chaque orateur a deux minutes, un quart d’heure au total, explique son organisateur Franz Haslbeck. C’est notre manif. Après, nous sommes à la disposition de la presse. Nous espérons donc qu’on nous entendra même si nous serons au milieu de nulle part. »

Si des journalistes pourront accompagner les manifestants ou les retrouver pour ceux qui seront dans le centre de briefing proche, une rencontre avec les organisateurs du sommet n’est pas prévue.

Les manifestants dénoncent une limitation de leur droit d’expression et de manifester. La mobilisation des opposants du sommet a été sensiblement moins importante que prévu cette année. Les règles très strictes qui leur sont imposées et la présence de 18 000 policiers sont perçues comme disproportionnées.

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