Attentats du 13-Novembre: jugement rendu dans le procès «Paris bis» à Bruxelles

La police en action à Molenbeek-Saint-Jean, en Belgique, après les attentats de Paris, le 14 novembre 2015.
La police en action à Molenbeek-Saint-Jean, en Belgique, après les attentats de Paris, le 14 novembre 2015. AFP PHOTO / BELGA / JAMES ARTHUR GEKIERE

Un jour après la clôture du procès des attentats de Paris, le tribunal correctionnel de Bruxelles a rendu son jugement dans le procès dit « Paris bis ». Il s'agissait de juger des suspects écartés de la procédure judiciaire française, mais soupçonnés par la Belgique d'avoir aidé en amont ou en aval certains auteurs des attaques de Paris et de Saint-Denis. Dès le départ, on le savait, le rôle des accusés apparaissait bien moindre que celui des personnes jugées à Paris. Cela s'est traduit par des peines beaucoup moins lourdes et un jugement très nuancé.

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Avec notre correspondant à Bruxelles, Jean-Jacques Héry

Beaucoup de sursis et très peu de prison ferme, voilà comment l’on peut résumer ce jugement. Abid Aberkane, cousin de Salah Abdeslam, écope ainsi de trois ans de prison avec sursis pour avoir accepté d'héberger le seul survivant du commando parisien au domicile de sa mère à Moleenbek lors de ses ultimes heures de cavale.

Pour ce qui est des peines fermes, elles apparaissent faibles : 18 mois de prison ferme par exemple pour Soufiane Al Aroub, pour avoir apporté une aide à Ahmed Dahmani, l'un des logisticiens présumés des attentats de Paris. Le reste des accusés, eux, se voient soit acquittés pour quatre d'entre eux, ou alors écopent d'une courte de peine de prison avec sursis, voire d'une simple peine de travail.

Enfin, trois autres ont bénéficié d'une suspension du prononcé de leur condamnation, c'est-à-dire qu'en droit belge, ils ont bien été jugés coupables, mais en raison de leurs faibles antécédents judiciaires, on ne les condamne pas.

Ce jugement très nuancé concernant cette nébuleuse qui gravitait autour de la cellule terroriste de Bruxelles montre bien toute la difficulté du tribunal à établir le rôle et l'effectivité du soutien apporté, tout comme à démontrer que les accusés étaient bien au courant des intentions terroristes de ceux qu'ils ont aidés.

À lire : Procès des attentats du 13-Novembre : Salah Abdeslam condamné à la perpétuité incompressible

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