Italie : plus de 430 migrants bloqués sur le SeaWatch3 au large d'Agrigente

SeaWatch a indiqué dimanche 24 juillet 2022 avoir effectué quatre opérations de sauvetage samedi. «À bord du SeaWatch3, nous avons 428 personnes, dont des femmes et des enfants, une femme enceinte de neuf mois et un patient présentant de graves brûlures», précise-t-elle sur son compte Twitter.
SeaWatch a indiqué dimanche 24 juillet 2022 avoir effectué quatre opérations de sauvetage samedi. «À bord du SeaWatch3, nous avons 428 personnes, dont des femmes et des enfants, une femme enceinte de neuf mois et un patient présentant de graves brûlures», précise-t-elle sur son compte Twitter. © AP - Nora Boerding

En Méditerranée, les traversées se multiplient. Plus de 1 000 personnes ont été secourues ces derniers jours par les navires humanitaires qui opèrent en mer à bord, les passagers, exténués ou traumatisés, sont bloqués sur les pontons en plein soleil. Les ONG réclament un port sûr à l’Italie au plus vite.

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Avec notre correspondante à Rome, Blandine Hugonnet 

Depuis des jours, trois navires humanitaires enchaînent les opérations de secours en mer pour des canots de fortune, des pneumatiques dégonflés, des embarcations à la dérive… et à leur bord des personnes épuisées, parties de Libye ou Tunisie.

Comme sur les autres bateaux de sauvetage, sur le ponton du SeaWatch, les rescapés sont accablés par la chaleur et la promiscuité. Des hommes et femmes, dont certaines enceintes, et d’autres qui présentent des plaies ou maladies qui nécessitent des soins. Plusieurs ont déjà dû être évacués du navire allemand ces dernières heures.

« Nous avons besoin d’un port sûr tout de suite pour les personnes secourues ! » : à bord, Anne est chef des opérations du SeaWatch3.

Avec plus de 430 rescapés qui patientent depuis le week-end dernier, le navire s’est rapproché de l’Italie, des côtes siciliennes et fait désormais face au port d’Agrigente, en attente d’une réponse de l’Italie.

Un manque de réactivité que dénonce la responsable humanitaire : « Ce sont nos navires de secours civils qui tentent activement d’éviter les morts en Méditerranée centrale et les rapatriements illégaux. Ce qui se passe aujourd’hui n’est ni une surprise, ni un accident, ni une urgence… C’est la conséquence d'une décision politique de l’Italie et de l’Europe, de mettre délibérément en danger la vie des personnes migrantes»

Au total, en quatre jours, ce sont près de 1 200 naufragés dont plusieurs centaines de mineurs isolés que les équipages du SeaWatch, de SOS Méditerranée et de Médecins Sans Frontières ont secouru au large des côtes africaines. Ces candidats à l’exil ont tenté la meurtrière traversée et espèrent désormais poser au plus vite le pied sur le sol italien.

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