Après l’explosion sur le pont de Crimée, Kiev fait allusion à de nouvelles actions
Au lendemain de l’explosion qui a fortement endommagé le pont de Crimée, qui relie la Russie à la péninsule qu’elle a annexée en 2014, les autorités russes tentent de faire revenir la situation à la normale, notamment en s’efforçant de rétablir au plus vite la circulation routière et ferroviaire. Néanmoins, le coup porté n’est pas que matériel, et logistique, il est aussi symbolique et politique, alors que les autorités ukrainiennes refusent de revendiquer l’attaque mais font planer de nouvelles actions à venir. Quel est l’état d’esprit en Ukraine, après ce qui est considéré par certains comme un courant dans la guerre ?
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Avec notre correspondant à Kiev, Stéphane Siohan
Samedi soir, Volodymyr Zelensky a évoqué de manière sibylline l’automne indien qui se prolonge en Ukraine, mais aussi les nuages dans le ciel de la Crimée, une allusion non voilée à la destruction du pont, sans jamais la citer directement. Cependant, on comprend que le président indique que ce n’est que le début, et que désormais la reconquête de la Crimée est un objectif de guerre. « Tout ce qui est illégal doit être détruit, tout ce qui a été volé doit être rendu à l’Ukraine », a ainsi indiqué Mykhailo Podolyak, un des plus proches conseillers du président Zelensky.
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Guerre des nerfs
De manière générale, les commentateurs politiques observent que la Crimée n’est plus un sanctuaire inviolable. Si le pont a été frappé une fois, il peut être frappé une seconde fois. Ces derniers jours, un aéroport militaire a d’ailleurs été la cible de bombardements près de Sébastopol.
Dimanche, le trafic routier et ferroviaire avait repris partiellement sur le pont, mais les Ukrainiens ont compris qu’ils pouvaient désormais couper la principale voie d’approvisionnement russe en matériel et carburant vers la région de Kherson. Désormais, la guerre est aussi une guerre des nerfs, et une partie de poker menteur.
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