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France: l'Uruguay approche, les questions demeurent

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Le premier match du Mondial de l'équipe de France approche, vendredi contre l'Uruguay, et les questions demeurent sur le potentiel des Bleus, leur organisation en 4-3-3 et leur capacité de résistance en interne face aux critiques ou aux derniers résultats décevants en préparation.

. Le groupe vit-il toujours bien?

C'était le leitmotiv depuis le stage de Tignes (18-25 mai). Et le match réussi contre le Costa Rica (2-1) validait ce discours. Mais le nul en Tunisie (1-1) et la défaite contre la Chine (0-1) ont-ils entamé la belle entente? La vision de Ribéry et Gourcuff prêts à tirer tous deux le même coup franc contre la Chine, le second cédant devant +Francky+, contribue à nourrir la rumeur d'une intégration difficile pour le meneur bordelais au sein du groupe.

Interrogé sur la place du fils de l'entraîneur de Lorient sur le terrain et dans la vie de groupe, André-Pierre Gignac a répondu à la première question que Gourcuff "s'adapte au système, il a une grosse qualité de passes" et à la seconde que "tout va bien, honnêtement".

"Il faut faire front ensemble, ne pas se rejeter la faute les uns sur les autres. On parle de tout, confronter les idées va nous faire avancer", a plus généralement rapporté Sidney Govou.

. Les critiques pèsent-elles?

L'ancien défenseur Marcel Desailly a récemment assuré que la France ne passerait pas le premier tour. Il avait déjà émis des critiques en 2006 et Willy Sagnol, latéral des Bleus à l'époque, avait eu cette réplique désormais célèbre: "Ta gueule l'ancien!". Cette fois, aucun éclat de voix. "C'est la mode de +tailler+ l'équipe de France en ce moment mais on fera taire les mauvaises langues", rétorque +Dédé+ Gignac.

Plus généralement, pessimisme et railleries sont de rigueur en France après le surprenant revers contre la Chine, 84e mondial et non qualifiée pour le Mondial. "Ca fait déjà deux ans que c'est pareil (les critiques, ndlr), on ne peut pas dire qu'on est habitués mais ça n'a pas rendu les choses faciles, commente Govou. Puiser des forces à l'extérieur n'est pas évident par rapport aux critiques, c'est pour ça qu'on puise à l'intérieur du groupe".

Se servir des critiques pour se motiver est généralement un ressort psychologique important pour une équipe en difficulté. Mais Govou ne partage pas ce point de vue: "Ca peut aider, mais ce n'est pas forcément une bonne idée d'écouter tout ce qui se dit".

. Où va le 4-3-3?

"C'est à nous de faire l'animation de cette équipe. Mais l'animation n'est pas différente de la précédente (4-2-3-1). Avant il y avait une pointe haute au milieu avec Yoann (Gourcuff), maintenant il y a une pointe basse avec Jérémy (Toulalan), on a les joueurs pour le 4-3-3", tente de rassurer Gignac. Le problème est que les qualifications du Mondial avec le système en 4-2-3-1 furent laborieuses et que les performances ont décliné en préparation avec le 4-3-3 (victoire puis nul, puis défaite).

"On sait qu'on a un groupe de bons joueurs, mais au niveau collectif on a du mal à jouer tous ensemble, tout le temps. Il nous manque ce petit truc pour être une bonne équipe", renchérit Govou.

Et ce fameux déséquilibre entre flanc gauche (Evra-Malouda-Ribéry) et droit (Sagna-Gourcuff-Govou)? "Aujourd'hui, on attaque côté gauche, mais ce n'est pas sûr que ça se passe comme ça pour la suite", répond Govou. Rendez-vous le 11 juin.

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