Accéder au contenu principal
France

Soutien pour les journalistes de France 3 otages en Afghanistan

Une banderole déployée au siège de Reporters sans frontières (RSF), le 29 avril 2010, demandant la libération des deux journalistes otages retenus en Afghanistan, Hervé Ghesquière et  Stéphane Taponier
Une banderole déployée au siège de Reporters sans frontières (RSF), le 29 avril 2010, demandant la libération des deux journalistes otages retenus en Afghanistan, Hervé Ghesquière et Stéphane Taponier AFP/Emmanuel Glachant
Texte par : RFI Suivre
3 mn

Cela fait précisément six mois jour pour jour que Hervé Ghesquière et Stéphane Taponier sont retenus en otage en Afghanistan. Plusieurs manifestations de soutien sont prévues en France. Notamment à Nantes, deux portraits géants seront déployés ce mardi 29 juin 2010 dans la Cité des congrès où se tient le Forum mondial des droits de l'homme. Les deux journalistes de France 3 et leurs trois accompagnateurs afghans ont été enlevés le 30 décembre dernier à l'est du pays, dans la province de Kapisa.

Publicité

Leur dernier signe de vie remonte au 8 avril dernier. Une vidéo dans laquelle les deux journalistes lancent un appel à tout mettre en oeuvre pour les sortir de là. Depuis cette date, les soutiens à Stéphane Taponier et Hervé Ghesquière sont sortis de leur réserve. Ils ont adopté une méthode plus offensive. Ils sont plus visibles, ils multiplient les appels à la mobilisation.

Résultat : plus de rassemblements, plus de campagnes d'affichage, plus d'initiatives. Désormais tous les Français savent qui ils sont, et ils savent également que trois collègues afghans ont subi le même sort et sont captifs eux aussi depuis six mois. Depuis la vidéo du 8 avril, aucune « preuve de vie » des otages n'a été diffusée.

En visite sur place la semaine dernière, le ministre français de la Défense a évoqué des témoignages « indirects » qui « semblent indiquer que les otages sont en vie et qu'ils sont déplacés dans la vallée où ils sont détenus », dans cette région de Kapisa, à quelques dizaines de kilomètres de Kaboul. C'est là qu'opère l'essentiel des soldats français déployés dans le cadre de l'OTAN. Le « service action » de l'espionnage français est également « sur le coup ». Donc : pression médiatique à l'extérieur (cela fait monter les enchères) et forte tension militaire sur le terrain (de quoi rendre les ravisseurs inquiets et nerveux).

Pour que la mobilisation ne fléchisse pas, RSF, Reporters sans frontières va déployer ce mardi à Paris une grande banderole au Jardin du Luxembourg pour recueillir des messages de soutien aux deux journalistes. Plusieurs quotidiens publient ce mardi aussi un message alertant sur le fait qu'au cours de la dernière décennie, cette prise d'otages est plus longue que celle de Florence Aubenas (captive cinq mois en Irak en 2005) ou de Georges Malbrunot et Christian Chesnot (124 jours en Irak en 2004).

NewsletterRecevez toute l'actualité internationale directement dans votre boite mail

Page non trouvée

Le contenu auquel vous tentez d'accéder n'existe pas ou n'est plus disponible.