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France

Affaire Bettencourt : fin de garde à vue pour quatre proches de la milliardaire

Francois-Marie Banier et son avocat Hervé Temime.
Francois-Marie Banier et son avocat Hervé Temime. AFP / Miguel Medina
Texte par : RFI Suivre
3 mn

La garde à vue de quatre proches de Liliane Bettencourt, au centre d'une polémique politico-financière s’est terminée vendredi 16 juillet dans la soirée. L'artiste François-Marie Banier, le gérant de fortune Patrice de Maistre, l'ex-avocat de la milliardaire Fabrice Goguel et le gérant de l'île d'Arros (Seychelles), Carlos Vejarano, avaient été placés le 15 juillet en garde à vue, à Paris, dans le cadre de l'enquête sur le contenu des écoutes clandestines entre l'héritière de L'Oréal et son entourage. 

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Quatre proches de Liliane Bettencourt étaient en garde à vue depuis jeudi matin 15 juillet à la brigade financière à Paris. Il s'agit du photographe François-Marie Banier, le gestionnaire de fortune de Liliane Bettencourt, Patrice de Maistre, l'ancien avocat fiscaliste de la milliardaire, Fabrice Goguel, et le gérant de l'île d'Arros (Seychelles), Carlos Vejarano. Les quatre hommes convoqués le 15 juillet ont quitté les locaux de la brigade financière. Leur garde à vue vient de se terminer.

Il s'agissait ici du volet fiscal de l'affaire Bettencourt. Le procureur de Nanterre, Philippe Courroye, s'est intéressé aux deux comptes suisses de Liliane Bettencourt, deux comptes d'une valeur de 78 millions d'euros. Le procureur souhaitait également faire la lumière sur une île des Seychelles, l'île d'Arros. La milliardaire en aurait fait l'acquisition sans l'avoir déclarée au fisc. Elle l'aurait ensuite cédée à son ami François-Banier et Carlos Vejarano en serait le gérant.

A l'issue de la garde à vue, le procureur a trois options : ouvrir une information judiciaire confiée à un juge d'instruction qui prendra alors la suite de l'enquête, renvoyer les quatre hommes devant un tribunal ou les laisser partir et poursuivre lui-même son enquête.

Des enveloppes-mystères

La presse continue de suivre de près cet imbroglio politico-financier et selon l’hebdomadaire Marianne, l'ex-comptable de Liliane Bettencourt, Claire Thibout, aurait réalisé un retrait de 100 000 euros en espèces à quatre mois de la présidentielle de 2007. Mais ce retrait n'apparaît pas dans ses carnets de compte, alors qu'elle y consignait toutes ses opérations financières. De quoi nourrir de nouveaux soupçons de financement illégal de l'UMP.

L’ancienne comptable avait déjà fait des déclarations dans ce sens. Une enquête est là aussi en cours, et les derniers témoignages d'une secrétaire, d'un majordome et d'un ancien chauffeur des Bettencourt tendent selon Mediapart et Le Monde à confirmer l'existence d'enveloppes en espèces à destination de personnalités politiques.

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