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France / Justice

Affaire Bettencourt: les quatre proches de la milliardaire remis en liberté

L'île d'Arros intéresse la justice. Personne ne sait à qui appartient ce bout de terre acquis sans déclaration au fisc, et dont la valeur est estimée à 500 millions d’euros.
L'île d'Arros intéresse la justice. Personne ne sait à qui appartient ce bout de terre acquis sans déclaration au fisc, et dont la valeur est estimée à 500 millions d’euros. Google Maps
Texte par : RFI Suivre
3 mn

Les gardes à vue de quatre proches de Liliane Bettencourt ont été levées le 16 juillet au soir après environ 36 heures d'audition dans le cadre d'une enquête sur des soupçons d'évasion fiscale. Le gestionnaire de fortune de la milliardaire, Patrice de Maistre, l'avocat fiscaliste Fabrice Goguel, le photographe François-Marie Banier et Carlos Vejarano, gérant de l'île d'Arros aux Seychelles, achetée par les Bettencourt en 1999, sont donc libres d'aller et venir.

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La justice avait jusqu'au 17 au matin pour trancher. Les quatre prévenus pouvaient être mis en examen, mais la justice n'a pas ordonné d’information judiciaire. L’essentiel a été consacré à la partie fiscale : soupçons d'évasion et de fraude financière pour échapper au fisc.

C’est pourquoi, depuis le 15 juillet, on a beaucoup parlé de la Suisse et des Seychelles à la brigade financière. Pour les Seychelles, c'est l'île d'Arros qui intéresse la justice. Personne ne sait à qui appartient l’île, ce bout de terre acquis sans déclaration au fisc, et dont la valeur est estimée à 500 millions d’euros. Durant ces 36 heures d'interrogatoire, les quatre prévenus se seraient renvoyé la balle.

Patrice de Maistre, le gestionnaire de fortune de Liliane Bettencourt, avait déjà reconnu l'existence de deux comptes non déclarés dont il aurait eu connaissance assez tard, seulement en 2009. Mais à la suite des enregistrements téléphoniques, il a dû s'expliquer sur ses propres mots : « Je suis en train d'organiser l’envoi dans un autre pays, soit Hong Kong, soit Singapour ou l'Uruguay ». Et puis, cette information clé pour les juges, apprise au cours des interrogatoires : « C’est François-Marie Banier qui serait l'héritier d'une partie de l'île évaluée à 500 millions ». Devant les enquêteurs, le photographe et ami de Liliane Bettencourt aurait, lui, déclaré : « Je ne voulais pas d'Arros à cause des moustiques et des requins ».

Concernant le volet du financement politique, malgré la preuve des retraits en liquide, la justice se dirige vers un classement sans suite. Elle n'a pas matière à prouver des financements illicites.

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