Patrimoine/Culture/Environnement

Des paysages de La Réunion distingués par l’Unesco

Cilaos, à la Réunion.
Cilaos, à la Réunion. The Image Bank/Walter Bibikow

Une partie de l’île française de l’océan Indien entre au patrimoine mondial. L’Unesco salue ainsi de spectaculaires paysages volcaniques préservés. Le comité du patrimoine finit mardi sa session annuelle. Parmi les candidatures examinées lors de cette réunion de Brasilia, une bonne vingtaine de sites à travers le monde ont été retenus. Ils entrent sur la liste du patrimoine mondial en raison de leur valeur culturelle ou de leur environnement naturel exceptionnel.

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C’est quasiment 40% de l’île de La Réunion qui sont désormais classés au patrimoine de l’Unesco. Ce territoire coïncide avec le périmètre du parc naturel créé en 2007 pour mettre à l’abri de tout développement anarchique cette partie la plus précieuse de l’île. « Pitons, cirques et remparts de La Réunion », c’est ainsi que les responsables de cette zone récemment protégée avaient proposé leur candidature à l’Unesco chargé de faire l’inventaire mondial des sites les plus importants à préserver, que ce soit pour leurs paysages ou pour l’originalité des milieux à préserver.

Finalement, l’Unesco a reconnu la beauté et l’originalité de ce site réunionnais : «L’ensemble des pitons, cirques et remparts créent un paysage spectaculaire et contribuent significativement à la conservation de la biodiversité terrestre», indique les responsables du parc, dans un communiqué. Ils avaient mis en avant, dans leur dossier de candidature, l’intérêt de distinguer ce site parce que l’île est un «livre ouvert sur l’histoire de la Terre».

L’intérêt de l’île réside dans ses deux massifs volcaniques très anciens. Le premier,  le Piton des Neiges (3071 mètres) . Le second s’est effondré et a été recouvert par le Piton de la Fournaise (2632 mètres), volcan actuellement très actif. Toute cette activité volcanique a donné naissance à des paysages uniques au monde notamment les cirques de Mafate, Cilaos et Salazie où quelques villages se sont installés sur les rares espaces plats.

La Réunion espère que l’entrée sur la prestigieuse liste du patrimoine mondial de l’Unesco lui ouvrira les portes du tourisme international. Jusqu’à présent, aller faire de la randonnée sur l’île française de l’océan Indien était considérée comme le complément d’un séjour balnéaire à l’île Maurice.

D’autre sites remarquables sont désormais classés patrimoine mondial après l’étude de leurs dossiers au cours de cette réunion.

La ville d’Albi entre au patrimoine culturel mondial

Le périmètre d’Albi, classé par l’Unesco, concerne ses quartiers d’origine médiévale. Cette ville du sud de la France est depuis le Moyen-Age le siège de l’archevêché. La cité épiscopale est considérée comme l’un des ensembles les plus remarquables de construction en brique cuite. « Témoignage exceptionnel d’un centre de pouvoir ecclésiastique du Moyen-Age, structuré par des édifices remarquables (cathédrale, palais de la Berbie, pont sur le Tarn) par leur ambition et leur qualité architecturale et artistique, la cité épiscopale d’Albi illustre aussi un type de construction particulier, utilisant la brique, avec une ampleur et une expression plastique sans équivalent », indique un communiqué du ministère français de la Culture.

De nouveaux sites rejoignent le patrimoine culturel de l'humanité

Au Brésil, le site retenu par la commission du patrimoine est le square de Sao Francisco, dans la ville de Sao Cristovao pour son ensemble architectural des 18e et19 e siècles. Danxia, dans le sud de la Chine, a été choisi pour son rôle dans la préservation de forêts sub-tropicales. Deux sites mexicains entrent eux aussi sur la liste : la route du Camino Real de Tierra Adentro et les grottes préhistoriques de Yagul et Mitla dans l’Etat d’Oaxaca. Enfin le groupe des îles Phoenix, l’un des trois groupes d’îles formant Kiribati, dans l’océan Pacifique, devient la plus grande aire marine protégée au monde. La zone abrite 200 espèces de coraux intactes.

Enfin, les îles Galapagos, inscrites en 2007 sur la liste du patrimoine mondial en péril sont sorties de cette liste. L'Unesco estime que l'Equateur a fait le nécessaire pour limiter le tourisme, la surpêche et surtout l'impact de certaines espèces invasives.
 

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