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France / Roms

L'Eglise catholique interpelle la France sur sa politique envers les Roms

Le cardinal André Vingt-Trois, président de la Conférence des évêques de France, lors de son arrivée au palais de l'Elysée, le 22 mai 2008 .
Le cardinal André Vingt-Trois, président de la Conférence des évêques de France, lors de son arrivée au palais de l'Elysée, le 22 mai 2008 . AFP Photo Stephane De Sakutin
Texte par : AFP
9 mn

L'Eglise catholique monte au créneau et fait part de sa désapprobation à la France. Ce dimanche, 22 août 2010, c'est le Pape en personne qui avait appelé à l'accueil des hommes de toutes origines. Après ces critiques, Brice Hortefeux a dit qu'il était tout à fait disposé à recevoir le président de la conférence épiscopale, le cardinal André Vingt-Trois. Le ministre de l'Intérieur a par ailleurs vivement critiqué le petit milieu médiatico-parisien. « Que ces gens donnent donc leurs adresses que l'on puisse installer des aires d'accueil en bas de chez eux! » a rétorqué Brice Hortefeux.

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Le cardinal André Vingt-Trois, président de la Conférence des évêques de France, est « tout disposé » à rencontrer le ministre de l'Intérieur Brice Hortefeux « dans les prochaines semaines », a-t-il dit lundi 23 août 2010 à l'AFP. Il répondait au ministre de l'Intérieur Brice Hortefeux, qui avait assuré en début de matinée être « tout à fait disposé à rencontrer » le cardinal Vingt-Trois, après les critiques émises par l'Eglise catholique contre la politique française à l'égard des Roms.

L’Eglise est vraiment dans un rôle de contribution à la société (...) Le débat politicien ne nous intéresse absolument pas

Mgr Podevin, porte-parole de la Conférence des évêques de France

Le cardinal Vingt-Trois a rappelé qu'il « rencontre régulièrement » le ministre de l'Intérieur. « La position de l'Eglise est claire, et elle a été rappelée dimanche par le pape, a-t-il poursuivi, c'est de rappeler que le respect des personnes est impératif, qu'il faut être disponible à une solidarité effective ».

La présence des Roms en France n'est qu'un élément d'une situation européenne, ajoute-t-il en substance et il refuse qu'une population soit assimilée à une « culpabilité collective » et qu'on confonde les problèmes Roms et ceux des gens du voyage. Actuellement, rappelle-t-il, il y a des pèlerinages et rassemblements de gens du voyage, on voit qu'ils se sentent « fragilisés par cette assimilation aux Roms », eux-mêmes « montrés du doigt dans leur ensemble ».

Le cardinal dit craindre que « la situation des Roms ne pèse sur les gens du voyage », qu'il est « attentif aux mesures qui peuvent être prises, et à leur mise en oeuvre, afin qu'elles ne soient pas instrumentalisées » dans le débat politique.

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