France

Viande bovine française : le conflit en voie de résolution

Des éleveurs bovins bloquant un abattoir, le 10 Novembre 2010 à Cholet. .
Des éleveurs bovins bloquant un abattoir, le 10 Novembre 2010 à Cholet. . AFP/ FRANK PERRY

Après des mois sans dialogue, les éleveurs, les industriels et les distributeurs ont trouvé un accord sur une augmentation du prix de la viande pour les éleveurs. Ces derniers demandent 60 centimes d’euros de plus par kilo de viande. Ils ont obtenu 2 à 5 centimes et estiment que c'est un bon début.

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Les éleveurs français bovins ont trouvé un accord avec les industriels sur une hausse des prix de la viande et se sont engagés à lever le blocus des abattoirs du groupe Bigard mais sous certaines conditions. C’est ce qu'a annoncé Pierre Chevalier, le président de la Fédération nationale bovine.

Ce mercredi 10 novembre 2010, lors d'une première réunion, éleveurs bovins, industriels et distributeurs, ont tenté de dégager un compromis sur l’augmentation des prix de la viande à la production.

« C’est une évolution positive interprofessionnelle. C'est-à-dire que le véritable souci de l’ensemble des maillons de la filière industrielle, abatteurs et distributieurs, est de trouver un équilibre économique pour les exploitations qui produisent de la viande bovine », explique Dominique Langlois, président de l'Association nationale inter-professionnelle du bétail et des viandes. Et il ajoute : « Il reste à finaliser l’application de ces mesures dans le temps. Pour cela, il est nécessaire, que nous ayons, dès vendredi, une évolution des prix à la production, avec un véritable plan dans la durée, qui ramène l’équilibre économique de ces exploitations à hauteur de soixante centimes d’euros. Ce qui est positif, à l’heure qu’il est ».

Pour Dominique Langlois, l’ensemble de l’industrie prend complètement en compte les difficultés économiques des éleveurs. « Ce n’était pas le cas avant, ou tout au moins, ce n’était pas exprimé de la même façon », conclut-il.

Rappelons que les revenus des éleveurs figurent parmi les plus bas du secteur agricole et l'envolée, l'été dernier, des cours des matières premières agricoles, qui a engendré un surcoût de l'alimentation animale, a accentué cette baisse des revenus. Les producteurs soulignent de leur côté que depuis une quinzaine d'années, si les prix de la viande ont augmenté de 40% pour les consommateurs, ils sont restés stables pour les éleveurs.
 

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