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France / Justice

Le procès des braqueurs du djihad s'ouvre à Paris

En 2005, dans cette affaire, une perquisition avait été menée dans le cadre d'une opération antiterroriste de la DST.
En 2005, dans cette affaire, une perquisition avait été menée dans le cadre d'une opération antiterroriste de la DST. AFP / Jack Guez
Texte par : RFI Suivre
2 mn

Huit hommes comparaissent à partir de ce lundi 3 janvier 2011 dans un dossier de financement présumé du terrorisme islamiste. Le dossier mêle djihad et banditisme, fanatiques et caïds de banlieue. Il sera jugé à Paris jusqu'au 28 janvier 2011 par une cour d'assises spéciale composée uniquement de juges professionnels.

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Lors de leur arrestation, il y a cinq ans, les huit hommes avaient inspiré à la police un néologisme : le « gangsterrorisme ».

Ouassini Cherifi est présenté par l'accusation comme la tête pensante du groupe. Il est réputé avoir fait basculer braqueurs et escrocs dans l'islamisme radical au cours de séjours en prison.

Les braquages du gang ainsi constitué devaient servir à financer les réseaux d'al-Qaïda. Mais leur palmarès n'a rien d'impressionnant : un vol de documents de l'imprimerie nationale et une tentative ratée de braquage d'un site de transports de fonds.

Sur les indications fournies par l’un des accusés après son interpellation, les enquêteurs ont tout de même découvert un véritable arsenal : explosifs, fusil d'assaut, revolvers, munitions, gyrophare, plaque de police, cagoules et gilets pare-balles.

Quatre des accusés comparaissent libres. Trois autres, déjà condamnés pour des faits de banditisme, reconnaissent leur participation à l'association de malfaiteurs mais nient tout lien avec le terrorisme.

Seul Ouassini Cherifi est décrit comme authentiquement lié aux réseaux islamistes. Selon les policiers, il était prêt à mourir en martyr, pas dans un attentat, mais en remplissant sa mission financière.

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