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France / Politique

France : cafouillage au Nouveau Centre sur la candidature d'Hervé Morin en 2012

L'ancien ministre français de la Défense, Hervé Morin, à sa sortie du palais de l'Elysée, le 28 juillet 2010.
L'ancien ministre français de la Défense, Hervé Morin, à sa sortie du palais de l'Elysée, le 28 juillet 2010. Reuters
Texte par : RFI Suivre
3 mn

En annonçant, mercredi 5 janvier 2010 sur France 2 la candidature d'Hervé Morin à la présidentielle de 2012, le porte-parole du Nouveau Centre, Jean-Marie Cavada, a-t-il mis l'ancien ministre de la Défense dans l'embarras ? Pas tant que ça, malgré le rapide démenti du Nouveau Centre. Lors de ses vœux à la presse, quelques heures plus tard, Hervé Morin n'a pas confirmé, sans vraiment démentir.

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Jolie gaffe de début d'année, mauvaise interprétation ou stratégie de communication ? Pas facile de le savoir, en entendant Jean-Marie Cavada, porte-parole du Nouveau Centre, expliquer son annonce intempestive de la candidature d'Hervé Morin en 2012 :

« Pour l’instant, il faut que chacun dise ce qu’il veut pour ce pays, et que des hommes soient capables de le porter. C’est la raison pour laquelle, je pense qu’Hervé doit être candidat à la présidentielle. Il fera le choix de son annonce et de la forme de cette annonce lui-même. J’ai exprimé, moi, mon souhait. Pas le sien ! Ce n’était pas Morin qui parlait ce matin. C’était Cavada. »

Jouer la naïveté

Ce n'était pas Morin qui parlait. Le président du Nouveau Centre, qui a pourtant décliné un quasi programme à l'occasion de ses vœux, a préféré jouer la naïveté : « Nous allons élaborer un projet politique, et il sera porté par un homme. C’est ce qu’a dit Jean-Marie Cavada. L’équilibre de la démocratie, la pluralité des opinions, imposent qu’il y ait un candidat pour porter ce que nous avons au fond de nous-mêmes. »

Un candidat centriste en 2012, oui, mais lequel ? Hervé Morin, Jean-Louis Borloo ? Pour le ministre de la Ville, Maurice Leroy, il est trop tôt pour le dire : « On a toujours dit que c’était à l’automne 2011 que ça se faisait. Vous voyez que Jean-Marie Cavada était peut-être un peu imprudent ce matin, qu’il a dû se tromper, qu’il a exprimé un souhait. Parfois, il y a des maladresses. Ce n’est pas grave. »

Ce n'est pas grave, ce qui compte pour Maurice Leroy c'est que les centristes se rassemblent. Reste à savoir si ce sera possible.

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