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Economie / France

Renault et PSA soldent leurs dettes à l'État français

AFP/Sébastien Bozon
Texte par : RFI Suivre
3 mn

PSA et Renault devraient rembourser, ce mardi 26 avril 2011, le reliquat du prêt octroyé il y a 2 ans par l'État aux constructeurs français. Les groupes remboursent avec une plus-value et en avance de trois ans sur le calendrier prévu. La menace d'une hausse des taux de l'emprunt sur le marché public est l'une des raisons de cet empressement.

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Les deux constructeurs avaient reçu 3 milliards d'euros chacun de l'État, en avril 2009, à un taux de 6% sur 5 ans. L'objectif de Paris était d'aider ces deux fleurons de l'industrie française à supporter l'effondrement des ventes provoqué par la chute du crédit, après la faillite de la banque américaine, Lehman Brothers.

En contrepartie, PSA et Renault devaient s'engager à préserver l'emploi sur leurs sites en France. Dans son dernier plan stratégique, Renault a assuré qu'il ajusterait ses capacités à la demande mondiale sans plan social en France, et PSA s'est engagé à augmenter le taux d'utilisation de ses usines en Europe.

Le redressement de la situation financière des deux groupes en 2010, après de lourdes pertes en 2009, leur a permis de rembourser par anticipation, dès septembre dernier, une première tranche de un milliard d'euros, puis un deuxième tiers en février dernier.

Cet empressement à rembourser par anticipation s'explique par le fait que les conditions de refinancement des dettes sur le marché privé sont aujourd'hui plus intéressantes que les termes du prêt public dont les taux sont sur le point d'être relevés. L'État devrait récupérer, en plus des 6 milliards d'euros, 730 millions d'euros d'intérêts.
 

Début 2009, l'État français -et les contribuables- avait prêté 120 milliards d'euros aux banques pour faire face à la crise des subprimes. 95% de cette somme ont déjà été remboursés avec intérêts (entre 3,5 et 4 milliards d'euros).

La banque franco-belge, Dexia n'a pas encore remboursé son prêt.

 

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