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France/Justice

Dénouement attendu dans l'affaire de l'Angolagate

L’ancien ministre de l’Intérieur, Charles Pasqua au tribunal de Paris lors de l’ouverture du procès de l’Angolagate, le 6 octobre 2008.
L’ancien ministre de l’Intérieur, Charles Pasqua au tribunal de Paris lors de l’ouverture du procès de l’Angolagate, le 6 octobre 2008. AFP/Martin Bureau
Texte par : RFI Suivre
2 mn

Le dossier Angolagate, vaste affaire de ventes d'armes illicites vers l'Angola, va connaître son épilogue ce vendredi 29 avril 2011. La cour d'appel de Paris va rendre aujourd'hui sa décision sur le sort de l'homme d'affaires Pierre Falcone, ainsi que sur celui de l'ancien ministre de l'Intérieur Charles Pasqua et une quinzaine de co-accusés. Si les magistrats suivent les réquisitions du parquet, la cour prononcera des peines voisines à celles décidées en première instance. Mais elle devrait toutefois épargner Charles Pasqua.

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Charles Pasqua, 84 ans, poursuivi pour trafic d'influence, avait écopé en première instance d'une peine de trois ans de prison dont un an ferme. Mais en appel le parquet n'a requis qu'une peine de trois ans avec sursis. Il est donc fort probable que l'ancien ministre de l'Intérieur échappe à la détention. Néanmoins, tout est possible...

Tout est possible également pour Pierre Falcone et Arcady Gaydamak, les deux principaux protagonistes de l'affaire. Tout deux condamnés à six ans de prison ferme en première instance, ils ont écopé des mêmes peines en appel. Mais le franco-israélien d'origine russe Arcady Gaydamak, en fuite, ne s'est jamais présenté devant la justice française et a toujours échappé à toute sanction.

Enormes profits

Reste le cas de Pierre Falcone. Incarcéré à l'issu du jugement de première instance en octobre 2009, il est depuis toujours incarcéré malgré les multiples demandes de remise en liberté formulées par ses avocats.

Selon ses défenseurs, Pierre Falcone ambassadeur de l'Angola auprès de l'Unesco, a permis au gouvernement légitime du président Eduardo Dos Santos de trouver le montage financier pour acheter des armes et se défendre face aux rebelles de l'Unita.

L'accusation considère pour sa part que ce commerce était illicite et a généré d'énormes profits permettant à Pierre Falcone de distribuer à profusion des enveloppes d'argent liquides à diverses personnalités françaises de premier plan. Le jugement est attendu en début de matinée.

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