FRANCE/MORT DE BEN LADEN

Les responsables politiques français réagissent à la mort de ben Laden

Le  ministre français des Affaires étrangères, Alain Juppé, le 15 novembre 2010.
Le ministre français des Affaires étrangères, Alain Juppé, le 15 novembre 2010. REUTERS/Charles Platiau

En France, après l'annonce de la mort d'Oussama ben Laden, le chef terroriste d’al-Qaïda, les réactions se sont succédé, ce lundi 2 mai 2011. Le président Nicolas Sarkozy estime que « la justice est faite », tandis que Martine Aubry, à la tête des socialistes, considère qu’« une page se tourne aujourd'hui pour le monde ».

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Dans un communiqué publié dès le début de la matinée, Nicolas Sarkozy considère que la mort de ben Laden est un « événement majeur de la lutte mondiale contre le terrorisme » et salue « la ténacité des Etats-Unis » qui recherchaient Oussama ben Laden depuis dix ans. A l’instar de son homologue américain, le président français estime que « justice est faite » pour les victimes des attentats du 11 septembre 2001.

Plus nuancé, le ministre français des Affaires étrangères, Alain Juppé, évoque « le sentiment que justice a été faite ». Il estime cependant que la menace du terrorisme demeure, et précise : « Le combat n’est certainement pas terminé contre ce qui est la pire des lâchetés, s’attaquer aux innocents. Nous serons plus vigilants que jamais. »

Le sort des otages français en Afghanistan

Interrogé sur les deux otages français retenus en Afghanistan depuis près de 500 jours, le chef du Quai d’Orsay a indiqué que la France allait « simplement continuer à tout faire pour les libérer ».

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Le ministre de la Défense, lui, fait preuve de plus d’optimisme sur le sort de Stéphane Taponnier et Hervé Ghesquières. Qualifiant la mort d’Oussama ben Laden « d’événement considérable », Gérard Longuet a déclaré qu’elle pouvait jouer « positivement » sur le sort des journalistes français détenus en otage. « A très court terme, il y a des risques, peut-être, a-t-il estimé. Mais, dès que les gens vont réfléchir, c’est la démonstration que la solution de force, de violence ne fonctionne pas, et est sanctionnée nécessairement. »

Le sort des otages français a également été évoqué au Parti socialiste. « J'espère que cela ne jouera pas défavorablement, à la fois pour nos otages en Afghanistan mais aussi pour nos otages au Mali qui sont détenus par une cellule d'al-Qaïda », a déclaré Benoît Hamon, le porte-parole des socialistes.

Martine Aubry, première secrétaire du parti, a pour sa part salué le succès de l'action américaine qui a conduit à la mort de ben Laden. « Une page se tourne aujourd'hui pour le monde avec la disparition d'un des visages majeurs de la terreur », déclare la maire de Lille dans un communiqué avant d’ajouter : « Nous savons que le terrorisme ne s'éteint pas » avec la disparition du chef d'al-Qaïda « et qu'il doit continuer à être combattu avec la plus grande fermeté au niveau international ».

Réaction de Matignon

A Matignon enfin, et toujours sous forme de communiqué, le Premier ministre, François Fillon, salue « une victoire pour tous ceux qui luttent contre le terrorisme » et ajoute : « Nous devons nous rappeler que les musulmans sont les premières victimes de ceux qui se réclament d’Oussama ben Laden. » Le Premier ministre doit s’exprimer ce lundi soir 2 mai à la télévision.

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