France

En France, un élu de droite s’oppose aux opérations policières contre les migrants tunisiens

La France a adopté une attitude très ferme à l'égard des milliers de migrants tunisiens débarqués sur l'île italienne de Lampedusa, depuis la chute du régime du président Ben Ali, le 14 janvier. Chaque jour, «60 à 70 personnes» en situation irrégulière sur le territoire français, sont renvoyées en Italie ou en Tunisie, a reconnu vendredi 6 mai le ministre français de l'Intérieur Claude Guéant. Plusieurs dizaines d'élus, de responsables syndicaux et d'associations appellent le gouvernement français à «cesser les interventions policières» contre les migrants tunisiens et à trouver une réponse «digne et responsable». Parmi les signataires on retrouve des politiques de gauche comme Martine Aubry ou Bertrand Delanoë mais aussi un seul et unique élu de droite. Son nom : Etienne Pinte. Le député UMP (parti au pouvoir) des Yvelines (en banlieue parisienne), dénonce la politique du gouvernement face à cette migration de Tunisiens.

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Il faut que lorsque ces citoyens tunisiens viennent sur notre territoire ou souhaitent venir sur notre territoire, ils soient accueillis au moins décemment et humainement et que l’on essaye de trouver avec eux une solution.

Etienne Pinte

Beaucoup de ces Tunisiens souhaitent se rendre en France, pays dont ils parlent la langue et où ils ont des amis ou de la famille. Depuis deux semaines, les opérations policières se multiplient à Paris, Marseille ou Nice (sud-est) contre les migrants, en particulier tunisiens, qui se retrouvent souvent, depuis leur arrivée en France à vivre en plein air ou dans des abris de fortune.

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