France / Politique

Le Parti socialiste se veut soudé et solidaire face à l'incarcération de DSK

La Première secrétaire du PS, Martine Aubry, a remercié son camp d'avoir su faire preuve d'unité.
La Première secrétaire du PS, Martine Aubry, a remercié son camp d'avoir su faire preuve d'unité. REUTERS/Michel Euler/Pool

Réunis au siège parisien du PS, les ténors socialistes ont tenu à faire montre d’unité à l'issue du Bureau national du Parti consacré à l'affaire Dominique Strauss-Kahn. La plupart d’entre eux ont tenu à rappeler que la présomption d’innocence prévalait avant que DSK ait pu donner sa version des faits pour lesquels il est accusé.

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Les dirigeants socialistes ont été abasourdis, choqués, traumatisés par cette affaire DSK. Réunis ce mardi 17 mai en bureau national, rue de Solférino, ils ont tenu a affirmer que l'heure était à l'unité, à la responsabilité et la combativité.

Avec cette mise à l'écart de DSK, la donne change : un duel Martine Aubry-François Hollande semble se profiler même si la responsable du PS n'a pas du tout voulu parler de son éventuelle candidature. Mais elle n'aurait désormais plus le choix.

La première secrétaire du PS ne devait pas se présenter aux primaires. Un pacte avait été conclu avec Dominique Strauss-Kahn qui prévoyait l'effacement du candidat le moins bien placé. Un pacte qui n'existe plus de fait.

Martine Aubry bénéficierait aussi d'alliés de choix comme Benoît Hamon, des proches de DSK, Laurent Fabius, et Bertrand Delanoë à moins que certains décident maintenant de se lancer à leur tour.

François Hollande, lui, est dans les derniers sondages, après cette affaire, le candidat préféré des sympathisants socialistes très loin devant Martine Aubry, Ségolène Royal ou encore Arnaud Montebourg.

La bataille est lancée : dépôt des candidatures à partir du 28 juin prochain.

Les déclarations à l'issue du bureau national. Morceaux choisis

Martine Aubry s’est félicitée de voir que chacun s’était montré responsable dans l’épreuve.

Nous avons été responsables

Martine Aubry

Ségolène Royal, députée des Deux-Sèvres et candidate à la primaire socialiste, a tenu à rappeler la présomption d'innocence dont devait bénéficier DSK.

Dominique n'a pas encore eu droit à la parole pour se défendre

Ségolène Royal

Laurent Fabius, ancien Premier ministre et député de Seine-Maritime, a, lui aussi, parlé de moment difficile et insisté sur l'unité du PS.

Dans cette situation, il faut faire preuve de beaucoup de retenue

Laurent Fabius

Le maire socialiste de Paris, Bertrand Delanoë, a souligné l’unité du PS dans cette épreuve.

Nous avons un devoir de fidélité à notre identité de socialistes

Bertrand Delanoë

Jean-Marc Ayrault, député-maire PS de Nantes, a rappelé que Dominique Strauss-Kahn n’avait pas encore eu l’occasion de s’exprimer.

Le premier principe est le respect de la présomption d'innocence

Jean-Marc Ayrault

Gérard Collomb, maire PS de Lyon et proche de DSK, était encore sous le choc et n’a pas caché que la situation était « terrible ».

C'est une heure grave que les socialistes ressentent comme cela

Gérard Collomb

 

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