France / Politique

Le PS entre dans l'après-DSK

Le 13 juillet 2011, les socialistes sauront de manière officielle les candidats à l’investiture à gauche.
Le 13 juillet 2011, les socialistes sauront de manière officielle les candidats à l’investiture à gauche. REUTERS/Regis Duvignau

Après son inculpation officielle par la justice américaine jeudi 19 mai 2011, Dominique Strauss-Kahn est définitivement hors-jeu de la primaire socialiste et donc de la présidentielle 2012. Passé le choc et un soulagement manifeste au PS depuis hier, le délai de décence va s'achever et le paysage politique à gauche va donc se recomposer.

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Il ne sera pas candidat, j'en suis persuadé et il nous l'a dit dès hier (jeudi).

Claude Bartolone

La recomposition va être nécessairement rapide puisque la période de dépôt des candidatures officielles à la primaire socialiste s'ouvre le 28 juin prochain pour se refermer le 13 juillet.

Positionné sur un créneau de gauche réaliste et réformiste proche de celui de DSK, dont il semblait devoir être le concurrent n°1 avant l'affaire, François Hollande, selon les premières études d'opinion, semble prendre la place de favori de manière pratiquement mécanique.

Ses lieutenants ont déjà indiqué que cela ne changerait pas la ligne politique de sa campagne. Ce qui va changer, c'est qu'il est désormais une cible. Et au Parti socialiste, compte tenu des lignes de fractures personnelles et politiques qui traversent le parti, c'est n'est pas une position enviable.

Risque de divisions

L'aile gauche n'entend pas laisser le champ libre à François Hollande. Benoît Hamon réfléchissait à porter cet étendard avant l'affaire. Depuis, les appels à la candidature de Martine Aubry se multiplient au nom de l'unité. La première secrétaire sait que de ce point de vue, au PS, il existe un danger permanent. Laurent Fabius et Bertrand Delanoë se sont toujours vus comme des recours et ils n'ont encore rien exclu.

Quant aux autres candidats déjà déclarés que sont Ségolène Royal et Arnaud Montebourg, ils n'ont à ce jour pas exprimés la moindre intention de renoncer. Même chose pour Manuel Valls, bien qu'il recommande de mettre les primaires entre parenthèses. Une option à laquelle Martine Aubry s'est déjà refusée.

Les amis de DSK orphelins

L'affaire DSK

L'inconnue dans ce jeu d'alliances et de divisions, c'est l'attitude des amis de Dominique Strauss-Kahn, désormais orphelins. Il n'est pas impossible que certains d'entre eux proposent leur candidature, à l'image du député du Doubs Pierre Moscovici, qui n'a jamais caché ses ambitions en cas de non-candidature de son chef de file.

L'autre option qui pourrait se présenter à eux serait de rallier l'une ou l'autre des candidatures existantes ou à venir. Bref, après la sidération, le jeu politique interne devrait rapidement reprendre ses droits.

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