Politique française / Littérature

Chirac épingle Sarkozy dans le second tome de ses Mémoires

Jacques Chirac au musée du quai Branly avec l'architecte Jean Nouvel à sa gauche et le président du musée Stéphane Martin (le 6 juin 2011).
Jacques Chirac au musée du quai Branly avec l'architecte Jean Nouvel à sa gauche et le président du musée Stéphane Martin (le 6 juin 2011). Reuters/Gonzalo Fuentes
Texte par : RFI Suivre
3 mn

A quelques jours de la publication du second tome des Mémoires de Jacques Chirac, deux hebdomadaires français, Le Nouvel Observateur et Le Point, publient des morceaux choisis de l’ouvrage intitulé Le temps présidentiel (Editions NiL). L'ancien président ne se montre pas tendre avec Nicolas Sarkozy et dit son estime pour François Hollande.

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Editions NiL

On n’ira pas jusqu’à parler de règlements de comptes mais c’est tout de même un portrait sans concessions que Jacques Chirac dresse de Nicolas Sarkozy. 

« Nerveux, impétueux, débordant d’ambition… Ne doutant de rien et surtout pas de lui-même ». Voilà comment l’ancien président de la République voit son successeur.

L’ancien maire de Paris dit pourtant considérer l’actuel locataire de l’Elysée comme l’un des hommes politiques les plus doués de sa génération. Mais il explique aussi que s’il ne l’a jamais nommé Premier ministre, c’est que les deux hommes ne partagent probablement pas la même vision de la France et qu’il existe entre eux un véritable problème de confiance.

Cela s’explique, car la qualité d’un mémorialiste c’est de ne pas oublier les manques d’égard de Nicolas Sarkozy, ni le soupçon, sans preuve, de sa responsabilité dans les fuites qui alimentent certaines affaires qui n’ont pas facilité la vie de l’ancien président.

Mais résumer ce deuxième tome des Mémoires de Jacques Chirac à quelques lignes serait réducteur, car Nicolas Sarkozy n’est pas le seul destinataire des flèches chiraquiennes. Il y en a aussi pour Lionel Jospin, George W. Bush et bien d’autres.

Pourtant, Jacques Chirac sait aussi distribuer les bons points. A moins d’un an de l’élection présidentielle, François Hollande, candidat à la candidature socialiste, se voit gratifié des qualités « de véritable homme d’Etat ».

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