France

Jean-François Copé relance le débat sur le RSA

Jean-François Copé à Marcq-en-Barœul le 7 juin 2011.
Jean-François Copé à Marcq-en-Barœul le 7 juin 2011. AFP/PHILIPPE HUGUEN
Texte par : RFI Suivre
5 mn

Après la polémique déclenchée par le ministre Laurent Wauquiez, l'UMP relance à son tour l'idée d'une réforme du RSA « pour mieux combattre l'assistanat ». Le patron du parti présidentiel, Jean-François Copé, propose de faire travailler cinqheures par semaine une partie des bénéficiaires du Revenu de solidarité active mais contre rémunération. C'est l'une des principales propositions qui sera débattue ce mercredi 8 juin 2011 lors de la « convention de l'UMP sur la justice sociale ».

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Moi je ne suis pas du tout hostile à une obligation d'activité, d'ailleurs dans RSA il y a le A qui veut dire activité

Ségolène Royal

Et voilà relancée « la lutte contre l'assistanat ». Le thème étant porteur dans l'électorat de droite, Jean-François Copé n'a pas hésité à reprendre l'idée de Laurent Wauquiez, consistant à faire travailler une partie des bénéficaires du RSA, cinq heures au moins par semaine, mais « contre rémunération », insiste le patron de l'UMP.

Le ministre Wauquiez n'avait lui proposé qu'un « travail gratuit », provoquant un tollé dans sa propre famille politique. Pour autant, à raison de vingt heures par mois, un tel travail ne rapporterait qu'une petite centaine d'euros, soit cinq euros l'heure. « C'est déjà ça », souligne Jean-Francois Copé :

« Nous sommes dans des situations qui sont, pour les gens concernés, des revenus extrêmement faibles... Quand on est au RSA, on vit pas, on survit ».

« Ceux qui ont voté le RSA et qui veulent aujourd'hui le détruire »

« C'est un élément de valorisation et d'insertion », fait encore valoir Jean-Francois Copé qui promet également une baisse du RSA à ceux qui refuseraient de travailler.

L'idée sera donc présentée ce mercredi 8 juin 2011 dans l'après-midi lors de la convention de l'UMP, à laquelle assisteront Laurent Wauquiez mais également Martin Hirch, l'instaurateur du RSA, qui déjà fustige « ceux qui ont voté le RSA et qui veulent aujourd'hui le détruire ». Il aura cet après-midi six minutes à la tribune pour défendre son RSA.

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