France

Présidentielle 2012: Chirac votera Hollande, «sauf si Juppé se présente»

L'ancien président français, Jacques Chirac.
L'ancien président français, Jacques Chirac. Reuters : Philippe Wojazer

Un soutien très inattendu pour le socialiste François Hollande dans la campagne présidentielle en France : celui de Jacques Chirac qui a déclaré qu'il voterait pour lui en 2012. De «l'humour corrézien» a regretté plus tard l'ancien président de la République.

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Jacques Chirac l'a répété à deux reprises et devant les caméras de télévisons : « Je voterai, dit-il, pour François Hollande sauf si Alain Juppé se présente ».

L'ancien président de la République, qui est resté à l'Elysée pendant douze ans, et le député de Corrèze, favori dans les sondages pour la victoire aux primaires socialistes, effectuaient, ensemble, une visite officielle au musée Jacques Chrirac à Sarran.

Visiblement amusé, peut-être embarrassé, François Hollande a dit considérer la promesse de vote de Jacques Chirac comme une boutade. « Une plaisanterie juste pour énerver ses amis. ».

Coup dur pour Sarkozy

Et pourtant Jacques Chirac semblait bien sérieux et ce n’est pas la première fois qu'il complimente François Hollande. Dans le deuxième tome de ses mémoires, Le temps présidentiel, en revenant sur le vote de la loi sur le voile à l'école en 2004, il parle d'attitude exemplaire de François Hollande qui s'est comporté ce jour-là en véritable homme d'Etat.

Cette intention de vote est un nouveau coup dur pour Nicolas Sarkozy. Jacques Chirac épingle dans son livre l'actuel président en le qualifiant « d'homme nerveux, d'impétueux et débordant d'ambition ». Jacques Chirac écrit aussi que Nicolas Sarkozy « ne doute de rien et surtout pas de lui-même ».

En choisissant Alain Juppé, l'actuel ministre des Affaires étrangères ou François Hollande, Jacques Chirac écarte clairement de son intention de vote Nicolas Sarkozy. Une déclaration qui, finalement, semble gêner l'ancien président: Jacques Chirac a, ce dimanche 12 juin, « déploré » l'interprétation de ses propos, expliquant « qu'il s'agissait d'humour corrézien entre républicains ».

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