France / Football

Présidence de la FFF : Le Graët terrasse Duchaussoy

Noël Le Graët exercera son mandat jusqu'à décembre 2012.
Noël Le Graët exercera son mandat jusqu'à décembre 2012. Fédération française de football
Texte par : Christophe Jousset Suivre | Thomas Pitrel
3 mn

Le nouveau président de la Fédération française de football est Noël Le Graët. Le favori Fernand Duchaussoy (45,40%) a été battu par son challenger (54,39%) dès le premier tour à la surprise générale, ce 18 juin 2011. Le troisième candidat, Eric Thomas, n'a lui récolté que 0,19% des suffrages.

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Avec notre envoyé spécial à la FFF, Christophe Jousset

54,39 % des voix pour Noël Le Graët, 45,40% pour Fernand Duchaussoy. La victoire du vice-président de la Fédération française de football contre le président sortant est nette. Elle surprend d’autant plus puisque tous les pronostiqueurs annonçaient Fernand Duchaussoy favori.

Noël Le Graët, incarnation du foot pro

Il faudra un peu de temps pour expliquer ce résultat. Pour le moment, on peut supposer que la volonté de rupture avec un passé récent, le scandale de Knysna en Afrique du Sud notamment qui a très fortement dégradé l’image du football français, a joué un rôle prépondérant.

Fernand Duchaussoy, réputé plus proche du foot amateur, s’incline donc devant Noël Le Graët, incarnation du foot pro et président de l'En Avant Guingamp. Le Graët, 69 ans, en charge des dossiers économiques à la fédération. Il a notamment à son actif la signature du contrat avec Nike qui rapporte 42 millions d’euros par an. Il n’a qu’un an et demi devant lui pour appliquer son programme et notamment redonner une crédibilité à la fédération puisque le calendrier prévoit une nouvelle élection d’un président en décembre 2012.

Fernand Duchaussoy se retire du football national

Dans son programme électoral, Noël Le Graët, ancien maire de Guingamp, affirmait vouloir « restaurer la crédibilité et la confiance, consolider l'unité et la solidarité du football, soutenir l'équipe de France, répondre aux attentes prioritaires du football amateur et professionnel, donner un élan décisif au football féminin, relancer une grande politique technique nationale et rationaliser les moyens d'action fédéraux ».

Le troisième candidat de cette élection Eric Thomas, considéré comme le « petit poucet » face aux deux cadres de la fédération, a essuyé un lourd échec en n'obtenant que 0,19% des suffrages. Il avait mené une campagne offensive dans les médias, fustigeant le manque d'esprit démocratique de ses adversaires et leur « bilan catastrophique » au sein des instances du football français. Fernand Duchaussoy, lui, a déclaré immédiatement après l'annonce des résultats qu'il quittait « définitivement le football national ».

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