G20/Agriculture

G20 : Bruno Le Maire négocie un plan sur la volatilité des prix agricoles et la faim dans le monde

Le ministre français de l'Agriculture, Bruno Le Maire négocie un plan sur la volatilité des prix agricoles et la faim dans le monde, dans le cadre du G20.
Le ministre français de l'Agriculture, Bruno Le Maire négocie un plan sur la volatilité des prix agricoles et la faim dans le monde, dans le cadre du G20. REUTERS/Philippe Wojaze
Texte par : RFI Suivre
4 mn

Nicolas Sarkozy a donné ce mercredi 22 juin 2011 en fin d'après midi, le coup d'envoi du premier G20 de l'agriculture. Il a reçu au palais de l'Elysée les 20 ministres de l'Agriculture des pays les plus puissants du monde. Lors de son discours, le président français a exhorté les ministres de l'Agriculture à adopter son plan de lutte contre la volatilité des cours des produits agricoles et d'assurer la sécurité alimentaire dans le monde. Après le discours présidentiel, les ministres se sont retrouvés pour un dîner de travail qui sera suivi par une matinée de discussions. C'est le ministre français de l'Agriculture, Bruno Le Maire, qui conduit ces négociations.

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« Réinvestissement, transparence, coordination, régulation » : voilà les maîtres mots du plan de lutte contre la volatilité des prix des produits agricoles proposé par la France. Des mesures qui ne font pas l'unanimité, auprès des différents pays du G20.

Nicolas Sarkozy

C'est un numéro d'équilibriste auquel se livre Bruno Le Maire. Il doit convaincre le Brésil et l'Argentine d'accepter le contrôle des prix, la Chine et l'Inde de jouer le jeu de la transparence sur l'état de leurs stocks de produits agricoles, et les États-Unis d'admettre la constitution de stocks de réserve.

Mais Bruno Le Maire, refuse tout compromis. « Soit nous avons un accord, soit nous n’avons pas d’accord du tout mais nous n’allons pas dégrader un accord sur lequel nous travaillons depuis plus d’un an », explique-il. « Toutes ces mesures forment un tout et cela perdra son sens et son cohérence. Je crois que tous les citoyens du monde ont vu depuis des années des successions de déclarations de principes sur cette question de l’alimentation, sur cette question de la faim et de la volatilité des prix agricoles. Nous ne pouvons pas nous contenter de décisions de façade. Il faut de vraies décisions ! Moi je préfère assumer un vrai échec et des différences en disant que voilà cela n’a pas été possible plutôt que de vendre des illusions au reste du monde. Nous sommes là pour décider », conclut enfin Bruno Le Maire.

Demain, jeudi, en fin de matinée, nous devrons savoir si les 20 sont parvenus à un accord.

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