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France / Justice

L'ex-ministre Georges Tron mis en examen pour viol

L’ancien ministre Georges Tron.
L’ancien ministre Georges Tron.
Texte par : RFI Suivre
5 mn

Georges Tron est libre ce jeudi 23 juin 2011 mais placé sous contrôle judiciaire. Accusé de viols par d'anciennes employées de sa mairie, l'ancien secrétaire d'Etat et maire de Draveil en banlieue parisienne était en garde à vue depuis le début de la semaine. Cette mise en examen était attendue, les juges d'instruction ont suivi en grande partie les réquisitions du procureur.

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Suivant la demande du parquet, Georges Tron a officiellement été mis en examen pour viol mercredi 22 juin et laissé en liberté, placé sous contrôle judiciaire, selon son avocat Me Olivier Schnerb.

Depuis lundi, Georges Tron était interrogé par la police judiciaire de Versailles dans le cadre de l'enquête préliminaire sur des accusations de viol et d'agression sexuelle portées contre lui par des anciennes employées municipales. Les enquêteurs de la police judiciaire de Versailles auraient recueilli de nombreux témoignages, certains venant étayer les accusations des deux femmes. Mercredi, une troisième femme a porté plainte pour viol et agression sexuelle.

L'avocat de Georges Tron, Olivier Schnerb a une nouvelle fois rejeté les accusations portées contre son client, déclarant qu'« une mise en examen ne fait pas un coupable ». L'ancien secrétaire d'Etat évoque une vengeance des employées en question, sanctionnées selon lui pour malversations. Il parle également d'un complot politique venu du Front national.

Georges Tron doit mécaniquement retrouver son siège de député le 29 juin. Le procureur d'Evry a prévenu que toute mesure de contrainte, détention provisoire ou contrôle judiciaire se heurterait à l'immunité parlementaire de Georges Tron dès que celui-ci sera redevenu député. S'ils voulaient prolonger un éventuel contrôle judiciaire, les juges devraient alors « saisir le bureau de l'Assemblée nationale » pour lui demander une levée de son immunité.

Rappel des faits

L'enquête préliminaire pour agression et viol a été ouverte à la mi-mai 2011 après les plaintes de deux anciennes employées municipales qui expliquent avoir subi des abus sexuels après des séances de massage de pied, la « réflexologie plantaire » dont Georges Tron est officiellement adepte. Une troisième femme a raconté des faits similaires mais sans porter plainte.

Sous la pression du gouvernement, l'élu UMP de 53 ans a démissionné de son secrétariat d'Etat le 29 mai. Il a juré qu'il ferait de la démonstration de son innocence « une affaire personnelle ». Il a également estimé qu'avec sa mise en cause « on cherch[ait] à faire écho » à l'affaire Dominique Strauss-Kahn, accusé de viol aux Etats-Unis. C'est le cinquième ministre écarté du gouvernement en moins d'un an après Alain Joyandet, Christian Blanc, Eric Woerth et Michèle Alliot-Marie. Son ministre de tutelle, Francois Baroin reprendra ses attributions ministérielles à la Fonction publique.

L'affaire franchit une nouvelle étape, le 20 juin, Georges Tron a été placé en garde à vue par la police judiciaire de Versailles. Une perquisition a été menée à la mairie de Draveil. Mercredi 22 juin, le parquet a requis une mise en examen et un contrôle judiciaire contre l'ex-secrétaire d'Etat. Demande suivie par les juges qui l'ont mis en examen ce mercredi, laissé en liberté sous contrôle judicaire.

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